Santé Ebola en RDC : l’épidémie de Bundibugyo devient la plus importante jamais enregistrée dans le pays
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Ebola en RDC : l’épidémie de Bundibugyo devient la plus importante jamais enregistrée dans le pays

Ebola en RDC : l’épidémie de Bundibugyo devient la plus importante jamais enregistrée dans le pays
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 AOÛT 2026 - 14:26 WAT · 3 min de lecture

L’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo, où elle est désormais considérée comme la plus importante flambée d’Ebola jamais enregistrée dans le pays.

Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé, au 30 juillet 2026, la RDC comptait 3 605 cas confirmés, dont 1 587 décès, soit un taux de létalité de 44 %. Au moins 651 patients avaient également récupéré.

L’épidémie a été signalée dans 49 zones de santé réparties dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Parmi ces zones de santé, 33 étaient encore considérées comme actives au moment du dernier bilan de l’OMS.

L’Ituri demeure de loin la province la plus touchée. Elle représente à elle seule 88 % des cas confirmés et 82,6 % des décès enregistrés en RDC. Les zones de santé de Bunia, Rwampara, Mongbwalu et Nizi figurent parmi les principaux foyers.

L’évolution de l’épidémie inquiète particulièrement les autorités sanitaires en raison de la rapidité de sa progression. Durant la semaine épidémiologique 30, l’OMS indique que 567 cas confirmés et 296 décès ont été enregistrés, soit les chiffres hebdomadaires les plus élevés rapportés jusqu’alors.

La situation est compliquée par l’insécurité et les déplacements de populations. Dans plusieurs zones touchées, les équipes sanitaires rencontrent des difficultés pour accéder aux communautés, assurer le suivi des contacts et maintenir les activités de surveillance.

Le 6 août, l’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont appelé à renforcer d’urgence une riposte menée au niveau communautaire, notamment à travers la détection précoce, le suivi des contacts, l’accès aux soins et le soutien aux agents de santé.

L’OMS souligne également que l’épidémie se déroule dans un environnement marqué par l’insécurité, les déplacements et une forte mobilité des populations, autant de facteurs susceptibles de favoriser la propagation du virus.

Face à cette situation, les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires sont appelés à intensifier la surveillance et la prise en charge, tout en renforçant la mobilisation communautaire.

La progression d’Ebola pose désormais un double défi à la RDC : contenir une épidémie qui atteint un niveau historique tout en maintenant les capacités de riposte dans des zones affectées par les violences armées.

Rédaction

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B
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