Santé Ebola : la riposte à l’arrêt dans la zone de santé de Damas depuis le 13 septembre
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Ebola : la riposte à l’arrêt dans la zone de santé de Damas depuis le 13 septembre

Le personnel de santé réclame trois mois de primes de risque et des équipements de protection. Cinq activités de la riposte sont suspendues, dont la recherche des contacts et les enterrements dignes.

Centre de traitement d'Ebola dans l'est de la RDC.

Ebola : la riposte à l’arrêt dans la zone de santé de Damas depuis le 13 septembre
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 SEPTEMBRE 2026 - 09:10 WAT · 3 min de lecture

Les activités de riposte contre Ebola sont suspendues depuis le lundi 13 septembre 2026 dans la zone de santé de Damas, à une centaine de kilomètres au nord de Bunia, en Ituri. Le personnel de santé réclame le paiement de trois mois de primes de risque et d’indemnités, ainsi qu’un approvisionnement régulier en équipements de protection individuelle.

La suspension touche la prise en charge des malades, l’entretien du centre de traitement, la recherche des contacts, les enterrements dignes et sécurisés, et la sensibilisation des communautés. Ce sont les cinq piliers opérationnels de la riposte dans cette zone.

« Cette décision, bien que difficile au regard de l’urgence sanitaire, est la conséquence directe du non-respect des promesses gouvernementales concernant la régularisation de nos droits légitimes », a déclaré un représentant du personnel médical de la zone de santé, cité par Radio Okapi le 14 septembre 2026.

Les chauffeurs des véhicules et des ambulances affectés à la riposte avaient déjà observé un arrêt de travail de quatre jours avant cette suspension.

La recherche des contacts est l’activité qui casse les chaînes de transmission

Au niveau national, le suivi des contacts atteignait 88 % des contacts identifiés, pour une cible de 85 %, selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique arrêté au 31 août 2026. C’est l’indicateur que la suspension de Damas met directement en cause sur son périmètre.

Les enterrements dignes et sécurisés, également à l’arrêt, sont l’autre verrou de la riposte. Sur les 57 décès enregistrés en vingt-quatre heures dans le même rapport, 43 étaient des décès communautaires, survenus hors des structures de santé.

À Bule, une seule ambulance dessert la zone de santé de Fataki

Dans l’aire de Bule, zone de santé de Fataki, également en territoire de Djugu, la riposte dispose d’une seule ambulance. Sa circulation est limitée aux heures de jour pour des raisons de sécurité : les malades qui arrivent en soirée attendent le lendemain pour être évacués vers le site de traitement de Fataki.

Les équipes sanitaires y réclament un site de transit ou de traitement sur place, pour stabiliser les patients avant transfert. Des décès communautaires y sont enregistrés chaque jour.

L’Ituri concentre plus de huit cas confirmés sur dix

La province où se situe Damas concentre 5 406 des cas confirmés de l’épidémie, selon le décompte de l’Organisation mondiale de la santé arrêté au 7 septembre 2026, sur un total de 6 757 cas en République démocratique du Congo.

Le ministre de la Santé publique Roger Kamba a déclaré le 11 septembre 2026 avoir « déjà réceptionné plus de 70 000 doses de vaccin ». Au 7 septembre, 2 007 doses avaient été administrées dans trois provinces.

Le plan de riposte révisé, présenté le 4 septembre 2026, porte sur 180 jours et 1,3 milliard de dollars. Le montant effectivement financé n’est pas publié.

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B
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