Santé « Ébola n’est ni une rumeur ni une honte » : Félix Tshisekedi détaille un plan de riposte à 319 millions
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« Ébola n’est ni une rumeur ni une honte » : Félix Tshisekedi détaille un plan de riposte à 319 millions

Le président a confirmé le 30 juin un plan national de riposte à Ebola budgétisé à 319 millions de dollars, face à la flambée de la souche Bundibugyo en Ituri.

« Ébola n’est ni une rumeur ni une honte » : Félix Tshisekedi détaille un plan de riposte à 319 millions
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 00:30 WAT · 2 min de lecture

C’est le passage du discours où le chef de l’État a quitté le registre solennel pour celui de l’urgence. Le 30 juin, Félix Tshisekedi a confirmé l’existence d’un plan national de riposte à l’épidémie d’Ebola « budgétisé à 319 millions de dollar américain », première fois qu’un montant global est avancé depuis le retour de la maladie.

La résurgence, due à la souche Bundibugyo, frappe « principalement les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia », en Ituri. L’épidémie s’y est installée depuis plusieurs semaines, avec un bilan qui se compte déjà en centaines de cas et de décès. Le président a dit s’appuyer sur « l’expérience acquise lors des précédentes flambées » et sur « l’expertise reconnue de l’Institut National de Recherche Biomédicale ».

Le message présidentiel a surtout porté sur le comportement de la population. « Ébola n’est ni une rumeur ni une honte. C’est une urgence sanitaire qui exige responsabilité, solidarité et vérité », a-t-il déclaré, appelant chacun à « signaler immédiatement tout cas suspect » et à « ne pas céder à la désinformation ».

Tshisekedi a salué « le courage et le professionnalisme » des soignants, « parfois au contact direct du danger ». Lui-même s’était rendu en Ituri au plus fort de la flambée. Le plan, a-t-il assuré, vise à « prévenir, détecter, isoler, prendre en charge et protéger ».

L’annonce intervient alors que la riposte sanitaire sert aussi d’argument politique. Trois jours avant le discours, le gouvernement a interdit « tout rassemblement de masse » à Kinshasa au nom de la prévention d’Ebola, une mesure que l’opposition juge « politiquement motivée » à l’approche de sa marche du 8 juillet.

Reste l’écart, habituel, entre les chiffres annoncés et leur traduction sur le terrain. Les 319 millions affichés devront se transformer en équipes, en vaccins et en lits, loin de Kinshasa, dans les collines de l’Ituri.

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B
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