Santé Ebola en RDC : l’OMS espère quatre vaccins contre la souche Bundibugyo d’ici trois mois
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Ebola en RDC : l’OMS espère quatre vaccins contre la souche Bundibugyo d’ici trois mois

L'OMS a annoncé jeudi à Bunia que quatre candidats vaccins contre la souche Bundibugyo pourraient être disponibles d'ici trois mois. En attendant, la riposte repose sur les mesures classiques et le bilan officiel reste arrêté à 1 830 cas et 648 décès au 9 juillet.

Lors de la campagne de vaccination contre Ebola menée par l’OMS, à Mbandaka, en RDC, le 30 mai 2018. © Sam Mednick/AP/SIPA
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 11 JUILLET 2026 - 11:51 WAT · 3 min de lecture

Quatre candidats vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, responsable de la dix-septième épidémie qui frappe l’est de la République démocratique du Congo, pourraient être disponibles d’ici environ trois mois, a annoncé jeudi 10 juillet à Bunia le directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Chikwe Ihekweazu. C’est la première fois qu’un responsable de l’organisation avance un horizon aussi précis depuis la déclaration de l’épidémie, en mai.

« Les essais cliniques des quatre vaccins se poursuivent de manière satisfaisante. Si les résultats restent conformes aux attentes, nous pourrions disposer de ces vaccins dans environ trois mois », a déclaré le Dr Ihekweazu, en marge de la visite ministérielle en cours dans le chef-lieu de l’Ituri.

L’annonce est notable parce que la souche en cause, Bundibugyo, ne dispose à ce jour d’aucun vaccin ni traitement homologué. L’Ervebo, seul vaccin préqualifié contre Ebola, ne protège que de la souche Zaïre. La riposte repose donc encore entièrement sur les mesures classiques, détection précoce, suivi des contacts et enterrements dignes et sécurisés, comme l’a rappelé le responsable de l’OMS, qui a tenu à distinguer l’espoir de la recherche de la réalité du terrain.

« Les vaccins représentent un immense espoir, mais la riposte continue aujourd’hui avec les outils dont nous disposons déjà. La vigilance des communautés demeure essentielle », a-t-il ajouté. Un essai clinique baptisé PARTNERS, lancé le 2 juillet, évalue par ailleurs deux molécules, l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, sans qu’aucune ne constitue à ce stade un traitement validé.

Sur le plan épidémiologique, le dernier bilan consolidé n’a pas évolué depuis le bulletin de l’Institut national de santé publique (INSP) arrêté à la situation du 9 juillet, qui portait le cumul à 1 830 cas confirmés et 648 décès dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, pour une létalité globale d’environ 35 %. Ce taux provisoire reste inférieur à la létalité historique de la souche Bundibugyo, comprise entre 30 et 50 %. Les relais de l’OMS, dont le calendrier de consolidation diffère, affichaient de leur côté des chiffres légèrement plus bas.

L’Ituri demeure l’épicentre, avec 25 de ses 36 zones de santé touchées, dont Boga, à la frontière ougandaise, entrée récemment dans le décompte. Le Nord-Kivu compte onze zones sous surveillance prioritaire, tandis que deux cas ont été confirmés à Kisangani, dans la Tshopo, et deux autres à Wamba, dans le Haut-Uélé, deux provinces jusque-là épargnées. Le Sud-Kivu, à l’inverse, a franchi le cap des 42 jours sans nouveau cas, ce qui ouvre la voie à une déclaration de fin d’épidémie sur son territoire. La visite du ministre de la santé, Roger Kamba, arrivé à Bunia le 8 juillet, visait aussi à désamorcer la grogne des prestataires de la riposte, qui dénoncent des primes impayées.

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B
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