Santé Ebola : l’Ouganda déclare la fin de son épidémie
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Ebola : l’Ouganda déclare la fin de son épidémie

Ebola : l’Ouganda déclare la fin de son épidémie
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 28 JUILLET 2026 - 13:36 WAT · 3 min de lecture

L’Ouganda a officiellement déclaré, ce mardi 28 juillet, la fin de son épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo. « Aujourd’hui, l’Ouganda est libéré d’Ebola », a annoncé le ministre de la Santé, Chris Baryomunsi, lors d’un point de presse, au terme des 42 jours de surveillance sans nouveau cas. La nouvelle contraste avec la situation de la RDC voisine, où l’épidémie, partie de l’Ituri, continue de progresser.

Le bilan ougandais est resté limité. Déclarée le 15 mai après l’importation de cas depuis la RDC, la flambée a fait 20 cas confirmés, dont 15 importés du Congo et cinq contractés localement, essentiellement chez des agents de santé. Dix-huit malades ont guéri et deux sont morts. Le compte à rebours réglementaire a démarré après la sortie, le 16 juin, du dernier patient ougandais, une contamination locale.

Le ministre a défendu la méthode qui a permis cette déclaration. La règle des 42 jours, soit deux périodes d’incubation maximales, « a bien servi la communauté sanitaire mondiale et reste un garde-fou essentiel dans les épidémies où la transmission est incertaine ou en cours », a-t-il affirmé. Il a toutefois noté que, pour une flambée née d’une importation bien caractérisée et dont la fin a été démontrée, un simple délai fixe pourrait ne plus être le seul critère à retenir à l’avenir.

Kampala n’en appelle pas moins à la vigilance, l’épidémie se poursuivant de l’autre côté de la frontière. Dans le cadre d’une coopération transfrontalière renforcée, l’Ouganda indique avoir déployé deux laboratoires mobiles et deux unités de traitement à Aru et Kasenyi, côté congolais. Les deux pays, dont les ministres de la Santé se sont récemment rencontrés à Kampala, coordonnent leur riposte le long d’une frontière très fréquentée.

En RDC, la flambée est d’une tout autre ampleur. Selon les données officielles, elle a fait 1 405 morts pour quelque 3 200 cas confirmés au 25 juillet, ce que les autorités décrivent comme l’épidémie d’Ebola la plus rapide jamais enregistrée dans le pays. L’Ituri concentre près de neuf cas sur dix, et la riposte y est fragilisée par des grèves de soignants impayés, l’insécurité liée aux groupes armés, l’orpaillage et les déplacements de population, qui compliquent le traçage des contacts.

Le même virus aura donc dessiné deux trajectoires. L’Ouganda a contenu à vingt cas ce que la RDC affronte par milliers. L’écart tient moins à la souche, identique de part et d’autre de la frontière, qu’aux conditions de la riposte, dans un Ituri où l’épidémie se propage sur fond de conflit et de défiance.

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B
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