Politique Minerais du Katanga : Augustin Kabuya rejette les 47 % prêtés à la famille Tshisekedi

Minerais du Katanga : Augustin Kabuya rejette les 47 % prêtés à la famille Tshisekedi

Le président a.i. de l'UDPS/Tshisekedi conteste le chiffre de 47 % des minerais du Katanga prêté à la famille présidentielle, défend le bilan de son parti et met en cause le régime Kabila.

Minerais du Katanga : Augustin Kabuya rejette les 47 % prêtés à la famille Tshisekedi
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 14 AOÛT 2026 - 11:25 WAT · 3 min de lecture

Augustin Kabuya a écarté d’un mot le chiffre qui circule sur la part des minerais du Katanga qui reviendrait à la famille présidentielle. « J’ai entendu quelqu’un dire que la famille Tshisekedi gérerait 47 % des minerais du Katanga, mais quelle méchanceté ! », a déclaré le président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi, sans nommer l’auteur de l’affirmation qu’il vise.

Le responsable du parti présidentiel défendait le bilan de sa formation. « L’UDPS/Tshisekedi n’a pas échoué. L’UDPS fait bien son travail avec son chef le Président Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé, avant de retourner la question vers le régime précédent : « Qui ne sait pas que c’est le régime Kabila qui a détruit ce pays et l’a laissé à terre ? »

Sur les infrastructures, l’un des terrains de comparaison les plus fréquents entre les deux mandatures, il a contesté la qualité des chantiers hérités. « Toutes les routes construites par Kabila n’étaient que des routes à usage unique. Tout a été surfacturé pour détourner les fonds publics », a-t-il soutenu. L’accusation de surfacturation n’a été assortie ni de montant, ni de marché nommé, ni de procédure judiciaire en cours.

Les soupçons visant l’entourage du chef de l’État sur les ressources du Katanga ont, eux, une trace documentée. Le 9 juillet 2025, la plateforme pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels en RDC et un collectif d’avocats katangais conduit par l’avocat belge Bernard Maingain ont déposé une plainte de quatre-vingts pages devant le parquet fédéral de Bruxelles, visant neuf personnes présentées comme des proches du président. Le texte y invoque la corruption, le blanchiment, le détournement et des infractions pénales financières. Le chiffre de 47 % que conteste Augustin Kabuya ne figure pas dans cette plainte.

La charge contre l’ancien président n’est pas nouvelle dans la bouche du dirigeant de l’UDPS. Il avait déjà mis en cause Joseph Kabila sur des détournements massifs, la corruption et sa nationalité, et le parti avait appelé à marcher en soutien aux sanctions américaines prises contre lui.

Cette sortie intervient alors que l’UDPS tient le devant de la scène sur deux dossiers institutionnels. Le parti a réuni ses élus pour organiser l’après-décision de la Cour sur le référendum et le dialogue, après un meeting où son président a.i. avait promis que la Constitution serait changée.

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