La distinction de Fally Ipupa au rang de chevalier des Ordres nationaux ne surprend pas. Elle consacre plus de deux décennies d’un rayonnement artistique qui a porté la musique congolaise des scènes de Kinshasa aux salles d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Mais au-delà de l’homme, cette décoration dit quelque chose d’important sur l’État qui la confère : la culture commence à être prise au sérieux comme instrument de puissance.
Majorité et opposition soutiennent les Léopards. Mais pas toujours pour les mêmes raisons. En cas de victoire, chacun voudra sa part de drapeau. En cas de couac, le Mondial peut très vite devenir une pièce à conviction dans le procès permanent de Kinshasa.
La Coalition de l’opposition Article 64 a annoncé, lundi 8 juin 2026, le report du dépôt de sa plainte contre Félix Tshisekedi, afin d’intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels à son dossier.
Parti des quartiers populaires de Kinshasa, passé par les orchestres, les répétitions, les paris risqués et les scènes internationales, Fally Ipupa a été décoré par Félix Tshisekedi. Au-delà de la médaille, c’est une trajectoire congolaise que la République a saluée : celle d’un enfant qui a transformé son manque en discipline, son rêve en méthode et sa musique en drapeau.
Dans une intervention jeudi 4 juin à Kinshasa, Delly Sesanga précise les paramètres du rassemblement que la Coalition Article 64 organise le jeudi 12 juin : sous l'esplanade du Palais du Peuple, en sitting statique, pour viser nominalement les parlementaires accusés de complicité avec le chef de l'État.
Ville morte, marche pro-réforme, plainte annoncée contre Félix Tshisekedi, sit-in devant le Palais du peuple : en quelques jours, le débat sur le changement de la Constitution est sorti des cercles politiques pour devenir une confrontation ouverte entre pouvoir, opposition, Églises, Parlement et rue.
La journée ville morte appelée par la Coalition Article 64 n’a pas livré une vérité simple. Elle n’a pas prouvé que l’opposition contrôlait la rue. Elle n’a pas non plus prouvé que le pouvoir avait neutralisé la contestation. Elle a surtout ouvert une nouvelle séquence : celle où la Constitution quitte les salles de réunion pour devenir un objet de mobilisation populaire.
Deux jours après la ville morte de l’opposition, la Coalition citoyenne pour la Nation d’Ejiba Yamapia appelle à une marche pro-changement constitutionnel le 5 juin à Kinshasa, vers le Palais du peuple.
Au lendemain de la ville morte du 3 juin, la Coalition Article 64 annonce une plainte contre Félix Tshisekedi le 9 juin et un sit-in le 12 juin. Décryptage d’une nouvelle offensive constitutionnelle.
Au lendemain de la ville morte du 3 juin, Martin Fayulu annonce une plainte contre Félix Tshisekedi le 9 juin pour « coup d’État contre la Constitution » et un sit-in au Palais du peuple le 12 juin.