Agression dans l’Est de la RDC : Uhuru Kenyatta appelle les pays membres de l’EAC à accélérer le déploiement de leurs troupes
Agression dans l’Est de la RDC : Uhuru Kenyatta appelle les pays membres de l’EAC à accélérer le déploiement de leurs troupes
AFP
Dans un communiqué publié ce jeudi 9 février, le médiateur désigné du processus de Nairobi, l’ex Président kenyan Uhuru Kenyatta a demandé aux pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC), participant à la force régionale, de déployer leurs troupes qui doivent prendre position « de toute urgence et sans plus tarder dans tout l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ».
À la force régionale, le Président honoraire demande de s’interposer entre les forces combattantes dans les zones où le retrait des groupes armés a été constaté et se félicite de l’appel à la cessation des hostilités et au cessez-le-feu lancé par les chefs d’Etat de la région à tous les éléments combattants dans l’Est de la RDC.
En outre, le Président Kenyatta accueille chaleureusement l’intervention des chefs d’État régionaux qui ont tenu une réunion d’urgence à Bujumbura plus tôt dans la semaine et les remercie pour leur engagement continu et leur soutien au processus.
Aussi appelle-t-il à un soutien humanitaire urgent notamment de la part des organisations humanitaires locales et internationales, aux dizaines de milliers de personnes déplacées internes en souffrance et les communautés perturbées dont les vies et les moyens de subsistance ont été bouleversés par la poursuite des combats.
Il est à noter que présentement seuls le Burundi et le Kenya ont déployé leurs troupes sur le territoire congolais.
Des manifestations hostiles contre l’EAC
Cependant, une vive tension a été observée le 6 février dernier. En effet, des populations dans la ville de Goma ont hostilement manifesté pour dénoncer l’inaction de la force de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) face aux offensives de la rébellion M23.
Lesquelles manifestations ont été condamnées par le gouvernement provincial du Nord-Kivu aussi par le gouvernement central à cause des dégâts et dérapages dont la population a été auteur lors de la manifestation.
« Notre pays doit s’assumer »
Le mercredi dernier le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Christophe Mboso, s’est entretenu avec le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Gilbert Kabanda, accompagné du commandement des Forces Armées de la République (FARDC) sur l’épineuse question relative à la présence de cette force de l’EAC et son inactivité face à la progression du M23 dans le Nord-Kivu.
« Notre pays doit s’assumer. Ce n’est plus le moment où nous devons laisser le Chef de l’État seul travailler. Nous soutenons les bons éléments de nos forces armées. Ceux qui trouvent qu’ils ne peuvent pas rendre service aux forces armées qu’ils tirent les conséquences », a déclaré le président de la chambre basse du Parlement, au sortir de cet entretien, mais qui, cependant, a estimé qu’au regard de sa configuration géographique, l’adhésion de la RDC a été une bonne démarche.
Odon Bakumba
