Politique 50 millions détournés : les révélations qui pèsent sur Constant Mutamba dans le procès FRIVAO
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50 millions détournés : les révélations qui pèsent sur Constant Mutamba dans le procès FRIVAO

Constant Mutamba lors du procès des 5 Généraux des FARDC et police devant la Haute Cour Militaire à Goma. Mars 2025. ©️ Ministère de la Justice
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 28 JUILLET 2026 - 14:05 WAT · 2 min de lecture

Le scandale du FRIVAO gagne un nouveau protagoniste. Bernard Kalombola Lisendja, ancien président du conseil d’administration du fonds, lui-même suspendu, est sorti du silence pour mettre en cause la gestion des sommes destinées aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC. Dans des propos tenus en lingala et relayés sur les réseaux sociaux, il estime que le détournement dépasse les 20 millions de dollars évoqués et affirme avoir été tenu à l’écart des grandes décisions. Ces déclarations, qui n’ont pas été confirmées de source indépendante, engagent leur auteur, partie prenante d’un dossier dont il a été écarté.

Le fonds, alimenté par les réparations que la Cour internationale de justice a mises à la charge de Kampala, est au cœur d’un vaste soupçon de détournement. Selon le ministère de la Justice, sur les 195 millions de dollars versés par l’Ouganda en août 2025, seuls 28 millions ont été effectivement décaissés au profit des victimes. Le ministre Guillaume Ngefa a décrit un fonds devenu « le théâtre de dysfonctionnements systémiques et de détournements de deniers publics ». Le conseil d’administration présidé par Kalombola a été suspendu début février 2026, et un intérimaire nommé à sa place.

Les propos de l’ancien responsable interviennent alors que la justice examine ce dossier. Le même jour, l’ancien ministre d’État à la Justice Constant Mutamba, poursuivi dans ce volet aux côtés de l’ex-coordonnateur intérimaire du fonds Chancard Bukolela, a quitté l’audience de la Cour de cassation en dénonçant des irrégularités. Toutes les personnes visées bénéficient de la présomption d’innocence, le procès n’ayant pas encore été jugé sur le fond.

En chargeant à son tour la gestion du fonds, Bernard Kalombola ajoute une voix de plus à un dossier où chacun renvoie la responsabilité sur l’autre. Reste à savoir si ses affirmations, formulées hors du prétoire, seront versées au débat judiciaire, seul cadre où les responsabilités pourront être établies.

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B
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