Glissement de terrain à Kasaba au Sud-Kivu : le bilan grimpe à 110 morts
Illustration d'un situation de glissement terre en RDC—Crédit photo tiers
AFP
Le bilan provisoire du glissement de terrain survenu dans le village de Kasaba, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), ne cesse de s’alourdir. Selon un communiqué de l’administration territoriale relayé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), 110 personnes ont désormais été déclarées mortes, contre 62 initialement annoncées.
« À ce jour, nous déplorons cent-dix (110) morts, de nombreux dégâts matériels et des maisons détruites », a déclaré l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalondji. Il a lancé un appel pressant aux autorités provinciales et nationales afin qu’elles interviennent en urgence face à cette catastrophe.
Dominique Asakya, président de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) dans la région, s’est dit profondément choqué par l’ampleur des pertes humaines : « Nous sommes consternés par l’ampleur des dégâts dans ce village situé sur le littoral du lac Tanganyika, près de Yangu. Depuis la catastrophe du 9 mai, provoquée par le débordement de la rivière Kasaba, seules une dizaine de victimes ont pu être extraites des décombres. »
Il a également souligné que cette catastrophe naturelle survient dans un contexte de conflit armé, exacerbant les conditions déjà précaires dans la région.
De son côté, Jean de Dieu Mabiswa, administrateur du territoire d’Uvira, a adressé un message de solidarité à son homologue de Fizi : « C’est avec une profonde douleur que j’ai appris la mort de 110 personnes et la disparition de nombreux habitants à Kasaba. »
Ce drame rappelle tristement d’autres événements récents. En mai 2024, la montée des eaux du lac Tanganyika avait entraîné le débordement des rivières Mulongwe, Kalimabenge et Kavinvira, affectant également la province voisine de Tanganyika. Deux mois plus tard, une nouvelle crue avait englouti la route reliant Uvira à Salamabila, causant la mort d’un conducteur de camion.
Face à cette nouvelle tragédie, les voix se multiplient pour réclamer des mesures structurelles de prévention et une réponse humanitaire d’envergure, dans une région constamment exposée aux aléas climatiques et à l’insécurité.
Samuel Nakweti