Politique Insécurité dans l’Est : Tshisekedi dénonce un «faux retrait» de l’AFC/M23 et exige le départ total des troupes rwandaises
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Insécurité dans l’Est : Tshisekedi dénonce un «faux retrait» de l’AFC/M23 et exige le départ total des troupes rwandaises

Insécurité dans l’Est : Tshisekedi dénonce un «faux retrait» de l’AFC/M23 et exige le départ total des troupes rwandaises
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 DÉCEMBRE 2025 - 16:41 WAT · 3 min de lecture

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part ce dimanche 21 décembre, par visioconférence, au sommet ad hoc des Chefs d’État et de Gouvernement du Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord-cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), consacré à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, rapporte la Présidence de la République.

Selon les informations rapportées par la Présidence, lors de cette rencontre de haut niveau, le Chef de l’État congolais a tenu un discours ferme et sans équivoque, dénonçant ce qu’il qualifie de « prétendu retrait » des éléments de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Selon Félix Tshisekedi, les annonces faites par les rebelles ne correspondent ni aux réalités observées sur le terrain ni aux informations recueillies par les services compétents.

« Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain. Nos informations établissent que des éléments armés demeurent présents dans la ville et ses environs immédiats, que des positions stratégiques restent occupées et que la population continue d’être exposée à des exactions », a déclaré le Président de la République.

Le Chef de l’État a souligné qu’un retrait véritable ne peut être reconnu que s’il est effectif, vérifiable et suivi du rétablissement de l’autorité de l’État, notamment par le redéploiement des Forces armées de la RDC et des services de sécurité.

« Un retrait annoncé, mais ni effectif, ni vérifié, ni suivi du rétablissement de l’autorité des forces régulières, ne saurait être considéré comme un retrait réel. La crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance », a-t-il martelé.

Dans un ton particulièrement ferme, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position constante de la RDC, exigeant le retrait total, complet et sans équivoque des troupes rwandaises du territoire congolais, conformément aux engagements régionaux et aux résolutions internationales en vigueur.

« Ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo », a insisté le Chef de l’État.

Ce sommet a connu la participation des États membres de la CIRGL, ainsi que des représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des États-Unis d’Amérique, des Nations Unies, des organes spécialisés de la CIRGL et de plusieurs États invités.

Christian Okende

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