Éducation & Formation Nord-Kivu : la société civile de Bapere alerte sur l’état des écoles détruites par les ADF

Nord-Kivu : la société civile de Bapere alerte sur l’état des écoles détruites par les ADF

Nord-Kivu : la société civile de Bapere alerte sur l’état des écoles détruites par les ADF
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 AOÛT 2026 - 15:20 WAT · 3 min de lecture

À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, la situation des infrastructures scolaires dans le secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, suscite de vives inquiétudes. La société civile locale alerte sur le délabrement avancé et la destruction de plusieurs écoles à la suite des incursions répétées des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).

Selon Samuel Kaheni, président de la société civile de Bapere, la situation est particulièrement préoccupante dans plusieurs localités de l’intérieur du secteur, où de nombreuses structures scolaires ne sont plus en mesure d’accueillir les élèves.

« Presque toutes les écoles de l’intérieur ne fonctionnent plus. Il y a aujourd’hui des écoles dont je doute qu’elles puissent ouvrir leurs portes, compte tenu du délabrement très avancé. […] Compte tenu de la situation qui a prévalu dans la zone, il n’y aura pas, en tout cas, de rentrée dans cette zone », a-t-il alerté.

Les incursions répétées des ADF ont laissé d’importants dégâts derrière elles, notamment dans les infrastructures éducatives. Plusieurs villages se retrouvent ainsi privés d’établissements scolaires fonctionnels, exposant des milliers d’enfants au risque de ne pas reprendre le chemin de l’école.

Les localités de Bandulu et Migege figurent parmi les zones particulièrement touchées par l’activisme des groupes armés. D’après la société civile locale, ces entités ne disposent pratiquement plus d’écoles ni de salles de classe fonctionnelles.

La situation concerne également plusieurs axes du secteur de Bapere, notamment Mangurijipa-Bandulu et Dimanja, ainsi que les zones situées autour de Kyambwehe et Nziapanda. Dans plusieurs de ces secteurs, les perspectives de réouverture des établissements scolaires restent très faibles à l’approche de la rentrée.

Face à cette situation qui menace le droit à l’éducation des enfants de Bapere, la société civile appelle les autorités congolaises et les partenaires humanitaires à intervenir de toute urgence.

Samuel Kaheni plaide notamment pour la mise en place d’un programme d’urgence visant à reconstruire ou à réhabiliter les infrastructures scolaires, y compris à travers des solutions provisoires, afin de permettre aux enfants de reprendre les cours durant l’année scolaire 2026-2027.

Sans une intervention rapide, plusieurs milliers d’enfants de cette partie du Nord-Kivu risquent de rester privés d’éducation en raison de l’insécurité et de la destruction des infrastructures scolaires.

Azarias Mokonzi

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…