Politique Jean-Pierre Lacroix en RDC : l’ONU réaffirme son engagement alors que le retrait de la MONUSCO reste incertain
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Jean-Pierre Lacroix en RDC : l’ONU réaffirme son engagement alors que le retrait de la MONUSCO reste incertain

Jean-Pierre Lacroix en RDC : l’ONU réaffirme son engagement alors que le retrait de la MONUSCO reste incertain
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 SEPTEMBRE 2025 - 18:17 WAT · 2 min de lecture

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, effectue une visite officielle en République démocratique du Congo (RDC) du 3 au 7 septembre 2025. Cette mission, qui fait suite à sa précédente tournée de février-mars, vise à réaffirmer l’engagement des Nations Unies pour la paix et la protection des civils en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Dès le 4 septembre, il entamera ses consultations à Kinshasa, avec des entretiens prévus avec le Président de la République, la Première ministre, d’autres autorités nationales, ainsi que des représentants de l’opposition et des confessions religieuses. Les discussions porteront sur l’évolution du contexte politique et sécuritaire, ainsi que sur les activités de la MONUSCO.

Jean-Pierre Lacroix se rendra ensuite à Bunia, en Ituri, où il rencontrera les autorités provinciales, les forces de sécurité, la société civile et les communautés locales. Une visite de la base opérationnelle de Fataki est également prévue.

Cette visite intervient alors que le processus de retrait de la MONUSCO suscite des inquiétudes. À New York, devant le Conseil de sécurité, le représentant de la RDC, Hippolyte Mfulu Kingonzila, a rappelé que la dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays rend difficile l’application de la feuille de route du désengagement, appelant à l’adapter aux réalités du terrain.

La Mission onusienne avait amorcé son retrait en 2024, avec la fermeture de son bureau de Bukavu et la fin de sa présence au Sud-Kivu. Pourtant, en décembre dernier, le Conseil de sécurité a prolongé à l’unanimité son mandat jusqu’au 20 décembre 2025, malgré ce processus de désengagement engagé depuis plus de deux décennies.

Sur le terrain, la situation reste alarmante. Dans l’Est, la rébellion du M23 continue de contrôler de larges zones dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Silas MUNGINDA

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