Politique Kasaï-Central : les députés provinciaux réclament une session extraordinaire après une marche contre l’ingérence de Kinshasa
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Kasaï-Central : les députés provinciaux réclament une session extraordinaire après une marche contre l’ingérence de Kinshasa

Le bureau de l'Assemblée provinciale du Kasaï-central.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 JUILLET 2025 - 14:46 WAT · 2 min de lecture

L’Assemblée provinciale du Kasaï-Central traverse une nouvelle zone de turbulences. Ce mercredi 16 juillet 2025, une demande formelle de convocation d’une session extraordinaire a été déposée par un groupe de députés, quelques heures seulement après une marche populaire à Kananga dénonçant l’ingérence du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur dans les affaires provinciales.

Selon des documents consultés par BETO.CD, la requête est adressée au président de l’Assemblée provinciale, actuellement en mission à Kinshasa. S’appuyant sur l’article 60, alinéa 1, du Règlement intérieur, les élus signataires estiment «d’une nécessité absolue» la tenue d’une session extraordinaire en vue de combler trois postes vacants au sein du Bureau permanent.

Ils insistent sur l’urgence de ces élections pour garantir la continuité du fonctionnement institutionnel. Les signataires rappellent que la session parlementaire est officiellement close depuis le 1er juillet et exigent, «toutes affaires cessantes», le retour immédiat du président de l’Assemblée à Kananga pour faire droit à cette demande majoritaire.

En parallèle, la rue s’est fait entendre. Des citoyens affiliés à divers courants politiques ont manifesté dans les rues de Kananga pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’«immixtion persistante» du Vice-Premier ministre de l’Intérieur dans les affaires de la province.

Les manifestants ont exigé la fin de la «rétention à Kinshasa» du gouverneur élu, Joseph Moïse Kambulu, dont ils réclament le retour urgent dans la province. Ils ont également dénoncé les «pressions injustifiées» exercées contre le bureau de l’Assemblée provinciale présidé par Daniel Lukusa, affirmant son caractère «légalement constitué».

Cette double pression, institutionnelle et populaire, augure d’une séquence politique tendue au Kasaï-Central, où les équilibres entre le pouvoir central et les instances provinciales semblent de plus en plus fragiles.

Pierre Kabakila

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