Politique Kasaï-Central : Quatre membres du bureau de l’Assemblée provinciale visés par des pétitions de destitution
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Kasaï-Central : Quatre membres du bureau de l’Assemblée provinciale visés par des pétitions de destitution

Le siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï Central
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 MAI 2025 - 18:36 WAT · 2 min de lecture

L’Assemblée provinciale du Kasaï-Central est secouée par une vive crise institutionnelle. Quatre des cinq membres du bureau sont dans la ligne de mire d’un groupe de députés provinciaux, qui réclament leur destitution pour « fautes graves » liées à la gestion de l’institution.

Selon des documents consultés ce vendredi par BETO.CD, des pétitions ont été déposées contre le président de l’Assemblée provinciale, son vice-président, le rapporteur ainsi que le questeur. Les élus signataires pointent une série de dysfonctionnements, principalement d’ordre administratif et financier.

Le président de l’Assemblée est notamment accusé de gestion opaque des fonds de fonctionnement et d’une ingérence jugée abusive dans la gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC), où 95 % du personnel aurait été révoqué sous son impulsion. Il est également cité dans un détournement présumé de 56 millions de francs congolais, destinés au fonctionnement de l’institution pour l’exercice 2023–2024.

Le vice-président, lui, est reproché pour son « inertie » face à la défense des intérêts sociaux des députés. Les pétitionnaires l’accusent aussi, avec d’autres membres du bureau, d’avoir détourné à leur profit des avantages réservés aux parlementaires.

Quant au rapporteur, il est critiqué pour son inefficacité dans la communication institutionnelle. Il est également impliqué, selon les pétitionnaires, dans un détournement de 300 millions de francs congolais. Le questeur, de son côté, est jugé incompétent dans la gestion budgétaire et la supervision des services administratifs.

Pour l’heure, aucun des membres concernés n’a encore été officiellement notifié afin de présenter ses moyens de défense en plénière. Une session dédiée sera convoquée prochainement, au cours de laquelle les députés devront se prononcer : maintien ou destitution.

À noter que parmi les 14 signataires des pétitions, deux députés ont récemment été invalidés pour absentéisme chronique lors de la session de septembre 2024, ce qui pourrait affaiblir le front des pétitionnaires et peser sur l’issue de la procédure.

Gilbert N.

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