Politique Marche du 8 juillet en RDC : Kabuya accuse l’opposition de vouloir incendier les ambassades à Kinshasa

Marche du 8 juillet en RDC : Kabuya accuse l’opposition de vouloir incendier les ambassades à Kinshasa

Au siège de l'UDPS, Augustin Kabuya accuse l'opposition de vouloir incendier les ambassades de la Gombe lors de la marche du 8 juillet. La Coalition Article 64 dit viser la démission de Tshisekedi.

Augustin Kabuya, secrétaire général de l'UDPS, au micro lors d'un meeting du parti

Augustin Kabuya T., Secrétaire général de l'UDPS. Photo-archives. © Comm UDPS
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 21 JUIN 2026 - 21:14 WAT · 3 min de lecture

Le secrétaire général de l’UDPS, parti au pouvoir, a porté une accusation grave contre l’opposition. Le 20 juin, au siège de son parti à Kinshasa, Augustin Kabuya a affirmé que la marche annoncée pour le 8 juillet visait à incendier les ambassades de la commune de la Gombe. Il a soutenu que le but serait d’en faire porter la responsabilité au gouvernement.

« L’objectif principal de cette marche est d’incendier toutes les ambassades qui sont dans la commune de la Gombe pour faire porter la responsabilité au gouvernement congolais », a déclaré Augustin Kabuya devant ses militants, selon des propos rapportés par actualite.cd. Il a mis en cause un recours à des miliciens. « Ils ont recruté les Mobondo et les voyous pour atteindre leurs objectifs », a-t-il ajouté.

L’accusation ne repose, à ce stade, sur aucun élément public. La Coalition Article 64, qui réunit notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sesanga, a annoncé cette marche le 16 juin. Elle lui donne un objet différent : exiger la démission du président Félix Tshisekedi. « C’est pour dire à Félix Tshisekedi de démissionner », avait résumé Martin Fayulu à l’issue de la réunion de la coalition. Les organisateurs présentent le rassemblement comme pacifique.

La marche s’inscrit dans la bataille autour de la révision constitutionnelle, que l’opposition combat et que la majorité défend. Un précédent récent pèse sur le climat. Le 12 juin, un rassemblement de l’opposition avait été dispersé par la police. Son bilan reste contesté. Le gouvernement a fait état d’aucun mort, l’ONU d’un décès, la commission Justice et Paix de la CENCO de deux morts.

L’opposition n’avait pas réagi publiquement à cette accusation précise à l’heure de la publication. Ni la police ni le gouvernorat de Kinshasa n’ont indiqué si la marche serait encadrée ou interdite. Le ministère des Affaires étrangères n’a pas fait état d’une alerte transmise aux chancelleries de la Gombe.

Augustin Kabuya avait déjà tenu des propos voisins. Le 14 juin, il accusait l’opposition d’avoir voulu incendier le Palais du Peuple à l’aide de miliciens. Aucune enquête publique n’a confirmé ces affirmations.

Cet article a bénéficié d’une assistance IA pour la recherche et la structuration. Les faits ont été vérifiés et validés par la rédaction BETO.

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