Politique La Lucha décrie les pratiques et conditions de vie des militaires en formation à Kisangani
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La Lucha décrie les pratiques et conditions de vie des militaires en formation à Kisangani

La Lucha décrie les pratiques et conditions de vie des militaires en formation à Kisangani
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 22 DÉCEMBRE 2020 - 20:27 WAT · 2 min de lecture

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dresse un tableau sombre de la situation des soldats de deuxième classe du centre de formation Camps Lukusa. Au cours d’un point de presse tenu ce mardi 22 décembre 2020 à Kisangani dans la province de la Tshopo, ce mouvement citoyen déplore les conditions de vie des militaires en formation.

Pour les plus de 2.500 nouvelles recrues sensées habiter le camp jusqu’à leur affectation par la hiérarchie, la Lucha/Kisangani constate malheureusement leur errance constante à travers les rues et dans les coins de la ville.

«Parmi eux, il y en a qui font du porte-à-porte pour mendier argent, nourriture, cigarettes, savons, lames de rasoir, bref tout ce qui est indispensable pour leur survie», rapporte la Lucha/Kisangani. Et ce n’est pas tout : «Les autres se constituent en main d’oeuvre pour réaliser des travaux champêtres et domestiques». La Lucha/Kisangani poursuit : « d’autres encore, n’hésitent pas à recourir aux pratiques abjectes : vol, extorsion, pillage, vandalisme, au grand dam de la population déjà avilie et paupérisée.»

La Lucha/Kisangani révèle les causes de cette situation. En effet, depuis le 01 décembre jusqu’à ce jour, le centre de formation « Camp Lukusa » est en rupture totale de provision et n’a aucun stock de vivre. Plus de haricots, plus de riz, plus de farine de manioc, plus d’huile ni de poissons. Il faudrait ajouter à cela le non paiement de la prime mensuelle des éléments en formation, laquelle devait leur servir d’argent de poche depuis le mois de mars dernier.

Pour pallier à cette situation, La Lucha/Kisangani demande au Gouvernement de réapprovisionner le centre de formation militaire « camp LUKUSA »et de répondre aux besoins sanitaires de plus de 2500 recrues des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Par ailleurs, La Lucha/Kisangani dit qu’elle se réserve son droit légitime de mener des actions pacifiques de grande envergure jusqu’à la prise en compte effective de ses revendications par les autorités pour que la paix règne dans la ville de Kisangani et ses environs.

Carmel NDEO

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