« La RN4, axe Kisangani-Banalia-Buta, au bord de l’agonie » : un député tire la sonette d’alarme

« La RN4, axe Kisangani-Banalia-Buta, au bord de l’agonie » : un député tire la sonette d’alarme

Le calvaire des usagers de la Route Nationale N°4 (RN4) ne peut plus durer. Dans une correspondance officielle adressée au Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, consultée par BETO, le député provincial Jupson Jeze Zonga, élu de Banalia, dans la province de la Tshopo, a lancé mardi un cri de détresse pour demander la réhabilitation

« La RN4, axe Kisangani-Banalia-Buta, au bord de l’agonie » : un député tire la sonette d’alarme
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 27 MAI 2026 - 12:22 WAT · 2 min de lecture

Le calvaire des usagers de la Route Nationale N°4 (RN4) ne peut plus durer. Dans une correspondance officielle adressée au Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, consultée par BETO, le député provincial Jupson Jeze Zonga, élu de Banalia, dans la province de la Tshopo, a lancé mardi un cri de détresse pour demander la réhabilitation urgente de l’axe Kisangani-Banalia-Buta.

Qualifiant cette route de « véritable chemin de la croix », le député provincial dresse un tableau sombre : bourbiers impraticables, coupures de trafic à répétition et asphyxie économique totale. Pour les populations de la Tshopo et du Grand Oriental, l’enclavement n’est plus une simple gêne, mais un frein brutal à leur survie économique et à leur dignité. « Le silence et l’inaction ne sont plus tolérables. Se taire aujourd’hui ferait de nous des complices de ce désastre », déclare Jupson B. JEZE.

Dans son plaidoyer, il s’appuie sur des fondements juridiques. Il rappelle que l’État a l’obligation légale conformément à la Constitution et aux lois sur le FONER et les voies de communication – de garantir le désenclavement du pays. Jeze souligne également le décalage entre la réalité du terrain et la promesse de développement portée par le Chef de l’État, plébiscité par plus de 98% des suffrages dans cette région lors des dernières élections.

Pour appuyer son interpellation, le député Jupson Jeze a remis au Ministre des éléments visuels accablants, témoins de la dégradation avancée de la voirie. Pour lui, ce dossier, désormais sur la table du Ministère des ITP, appelle à une action immédiate : l’inscription prioritaire de cet axe au programme d’urgence du Gouvernement et l’intervention des structures compétentes telles que le BCECO et l’Office des Routes.

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement central. Pour les populations de la Tshopo, il faut des travaux lourds, durables, et surtout, rapides, a-t-il ajouté.

Serge SINDANI

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