Politique « L’Etat est complètement privatisé et la gouvernance du pays, totalement à l’abandon »
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« L’Etat est complètement privatisé et la gouvernance du pays, totalement à l’abandon »

Dans un appel lu devant la presse ce vendredi à Kinshasa, les Catholiques congolais dénonce la situation du pays à quelques semaines des élections prévues le 23 décembre. 

« L’Etat est complètement privatisé et la gouvernance du pays, totalement à l’abandon »
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 NOVEMBRE 2018 - 14:58 WAT · 2 min de lecture

La situation demeure préoccupante en République démocratique du Congo, dénonce le Comité Laïc de Coordination (CLC), une structure regroupant des catholiques du pays. Devant la presse, cette organisation dresse un tableau sombre de la situation politique, économique et sécuritaire.

« Les revendications qu’il a présentées au nom de la population, depuis ses premiers appels en décembre 2017 pour exiger la mise en ceuvre des mesures de décrispation politique prévues par l’Accord de la Saint-Sylvestre, sont restées lettre morte« , note-t-elle. 

 « L’assainissement de l’environnement politique n’a pas été réalisé ; – les médias officiels demeurent confisqués au bénéfice d’une seule famille politique ; – les manifestations de l’opposition et de la société civile, en dehors de quelques cas obtenus à l’arrachée, demeurent interdites ou sont placées sous surveillance policière stricte; – la situation des exilés et prisonniers politiques et d’opinion est restée en l’état ; s’y sont ajoutées d’autres arrestations arbitraires et des répressions violentes, particulièrement des jeunes des mouvements citoyens (Congolais Debout, Vigilance Citoyenne, etc.), pour des raisons purement politiciennes« , dénonce le CLC. 

Les Catholiques congolais notent plusieurs autres problèmes notamment sécuritaires, dénonçant les dirigeants du pays. Alors que la campagne électorale bat son plein à travers le pays, le CLC note également l’absence de gouvernance, tous les électeurs du gouvernement ont abandonné leurs postes pour battre campagne.

« Au propre comme au figuré, le pays est désormais privé de ses gouvernants puisque le Premier ministre et ses ministres, y compris le Président de l’Assemblée nationale (institution pourtant indépendante de l’Exécutif), sont devenus de simples membres de comité de la campagne électorale d’un candidat« , note-t-il. 

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B
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