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Génocost : à Kisangani, Patrick Matata sensibilise sur la pétition

Haut cadre de l’UDPS, parti au pouvoir, Patrick Matata Makalamba, séjourne à Kisangani, dans la province de la Tshopo, son fief électoral. Ce week-end, il…

Haut cadre de l’UDPS, parti au pouvoir, Patrick Matata Makalamba, séjourne à Kisangani, dans la province de la Tshopo, son fief électoral. Ce week-end, il a échangé avec la communauté estudiantine et les leaders des jeunes autour des questions de l’heure au pays et celles relatives au génocide congolais.

Dans son discours, Matata a appelé la jeunesse à s’impliquer activement dans l’opération de signature de la pétition en faveur de la reconnaissance du génocide congolais, une initiative portée par la Première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, via FONAREV. Ces échanges à bâtons rompus ont également porté sur plusieurs questions d’intérêt national, notamment son activité parlementaire, le dialogue national initié par le Chef de l’État, ainsi que la riposte contre la maladie à virus Ebola.

« Je vous exhorte, vous les jeunes, à être actifs dans cette opération patronnée par la Première dame », a déclaré Patrick Matata Makalamba, invitant les jeunes à prendre une part active à cette démarche qu’il présente comme un devoir de mémoire et de vérité.

Selon lui, la reconnaissance du génocide congolais constitue un enjeu majeur au regard des violences massives ayant endeuillé plusieurs régions du pays. Il a notamment évoqué les massacres enregistrés dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que les déplacements forcés et les bouleversements démographiques consécutifs aux conflits armés.

« Les Congolais sont massivement tués et ces agresseurs changent la configuration démographique des territoires, que ce soit à Masisi, Nyiragongo, Walikale, voire Kalehe », a-t-il souligné, appelant les jeunes à ne pas rester indifférents face à cette situation.

Élu de Kisangani, Patrick Matata Makalamba a invité les jeunes leaders de Kisangani à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation de leurs communautés et à s’engager dans les initiatives citoyennes visant à préserver la mémoire des victimes des violences et à défendre la cause nationale.

Officiellement initiée par le Fonds National des Réparations des Victimes de violences sexuelles et de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev), cette pétition nationale et internationale vise à demander la reconnaissance officielle des génocides commis en République démocratique du Congo (RDC).

Serge SINDANI