Football Cinquante-huit clubs en Ligue 2, trois montées : l’autre bout de la réforme de la Linafoot
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Cinquante-huit clubs en Ligue 2, trois montées : l’autre bout de la réforme de la Linafoot

La Ligue 2 congolaise aligne 58 clubs en 2026-2027. Trois monteront en Ligue 1, dix-huit descendront. Six clubs tombent pour un qui grimpe.

Illustration d'un match du championnat national de football. Photo Droits Tiers
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 11 SEPTEMBRE 2026 - 11:28 WAT · 5 min de lecture

On a beaucoup regardé le haut de la réforme du championnat congolais : vingt-cinq clubs en Ligue 1 cette saison, vingt la saison suivante. Le bas mérite le même examen, parce que c’est là que les chiffres sont les plus durs.

La Ligue 2 compte cinquante-huit clubs pour 2026-2027. Trois d’entre eux monteront. Dix-huit descendront.

Comment on arrive à cinquante-huit

La fédération détaille la composition dans le même texte que celui qui fixe le format de l’élite. La Ligue 2 réunit huit clubs relégués de Ligue 1, onze champions des ligues provinciales et trente-neuf clubs issus du précédent championnat de Ligue 2.

Les huit descendus sont connus : l’US Tshinkunku, la JS Groupe Bazano, le FC Tshikas et l’US Panda pour le groupe A ; le FC Renaissance, l’OC Renaissances, l’Olympic Club Bukavu Dawa et le Daring Club Motema Pembe pour le groupe B.

Les onze champions provinciaux ne sont pas nommés. La République démocratique du Congo compte vingt-six provinces.

Trois montent, dix-huit descendent

Le texte de la fédération prévoit pour la Ligue 1 trois accessions, « à raison d’un club par zone de développement » : une pour la zone Centre-Sud, une pour la zone Ouest, une pour la zone Nord-Est. Et il prévoit pour la Ligue 2 la relégation des « six derniers par zone de développement ».

Trois zones, six descentes chacune : dix-huit clubs quittent la Ligue 2 par le bas.

Rapporté à cinquante-huit engagés, cela donne environ cinq pour cent de chances de monter et trente et un pour cent de risques de descendre. Six clubs descendent pour un qui monte. Calculs de la rédaction à partir des chiffres publiés.

Un club de deuxième division congolaise entre donc dans une saison où l’issue la plus probable, après le maintien, est la relégation.

L’écart se creuse par les deux bouts

La mécanique vaut d’être mise côte à côte. La Ligue 1 passe de trente et un clubs en novembre 2025 à vingt-cinq aujourd’hui, puis à vingt en juin 2027. Dans le même mouvement, la Ligue 2 absorbe les huit descendus, plus onze champions provinciaux.

L’élite se referme pendant que l’antichambre se remplit. Et le goulot entre les deux se réduit à trois places par an, une par zone, quel que soit le nombre de candidats dans chaque zone.

Ce que la Ligue 2 était encore il y a trois ans

Le format de la Ligue 2 n’est pas plus stable que celui de la Ligue 1. En 2023-2024, elle réunissait soixante-seize clubs répartis en six zones, obtenues en dédoublant les trois zones de développement : Centre Sud A et B, Ouest A et B, Est A et B. La plupart de ces zones comptaient vingt-six clubs, quatorze en poule A et douze en poule B, la zone Ouest en alignant vingt-quatre à parts égales.

Soixante-seize clubs alors, cinquante-huit aujourd’hui. Là aussi, le mouvement est à la contraction.

L’argent ne suit pas le nombre

La clé de répartition des seize millions de dollars issus de la Coupe du monde 2026, adoptée par la fédération le 8 août 2026, affecte environ un million de dollars à l’ensemble des clubs de première et deuxième divisions.

Vingt-cinq clubs en Ligue 1 et cinquante-huit en Ligue 2 font quatre-vingt-trois bénéficiaires. Soit de l’ordre de douze mille dollars par club en moyenne, si la répartition était égale, ce que le texte ne dit pas. Calcul de la rédaction.

À titre de comparaison, le seul titre de champion de Ligue 1 rapporte cent cinquante mille dollars, versés par le sponsor du championnat.

Aucun budget de club de deuxième division congolaise n’est publié. Il est donc impossible de dire ce que représente une telle somme pour un club qui doit assurer une saison de déplacements dans une zone de développement qui peut couvrir plusieurs provinces.

Ce que le texte ne règle pas

La répartition des cinquante-huit clubs entre les trois zones n’est pas publiée. Selon qu’une zone compte quinze ou vingt-cinq clubs, les six descentes et la montée unique n’ont pas le même poids. Un club peut donc voir ses chances varier du simple au double selon la province où il se trouve, sans que cela résulte de ses résultats.

Les noms des onze champions provinciaux ne sont pas connus. Ceux des trois futurs promus non plus, ce qui est normal à ce stade. Et la date du coup d’envoi de la Ligue 2 n’est pas fixée : son démarrage a déjà été reporté en même temps que celui de la Ligue 1.

Cinquante-huit clubs vont jouer une saison au terme de laquelle cinquante-cinq seront encore en Ligue 2, ou plus bas.

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