Massacre à Komanda : le député Crispin Mbindule interroge la lenteur d’intervention des FARDC
Le député national Crispin Mbindule au perchoir de l'Assemblée Nationale
AFP
Alors que plusieurs organisations politiques, internationales et leaders sociaux se contentent de condamner le massacre des civils à Komanda, dans le territoire d’Irumu (Ituri), le député national Crispin Mbindule monte au créneau. Il s’interroge sur la lenteur apparente de l’intervention des Forces armées de la RDC (FARDC) face à cette attaque perpétrée par les terroristes ADF.
Dans une question écrite adressée au Vice-Premier ministre, ministre de la Défense et Anciens combattants, l’élu de Butembo demande des explications sur le retard observé dans la réaction des forces armées. Il juge ce délai « d’autant plus alarmant que Komanda se trouve au cœur d’une zone d’opérations conjointes » entre les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF), censée être sous contrôle sécuritaire.
Pour Crispin Mbindule, ce dysfonctionnement soulève de sérieuses inquiétudes sur l’efficacité des dispositifs de protection des civils dans cette région régulièrement ciblée par les ADF/MTM.
À ce titre, il exige des réponses claires du ministre de la Défense sur les points suivants :
1. Assistance aux victimes : Quelles mesures immédiates le gouvernement a-t-il prises pour venir en aide aux populations sinistrées et assurer une prise en charge digne des victimes et des familles endeuillées ?
2. Sécurisation durable : Quelles actions concrètes et durables sont prévues pour sécuriser la zone de Komanda et l’ensemble de la chefferie de Walese Vonkutu, toujours sous la menace persistante des ADF ?
3. Enquête sur les défaillances : Une enquête a-t-elle été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du retard d’intervention des FARDC et de l’UPDF ? Si oui, quelles sont ses conclusions préliminaires, et quelles mesures correctives seront prises pour éviter de telles failles à l’avenir ?
4. Coordination militaire : Quels mécanismes de coordination et d’alerte rapide sont actuellement en place entre les FARDC et l’UPDF afin de garantir une réaction rapide et efficace face aux menaces terroristes dans la zone d’opérations conjointes ?
Le député attend des réponses urgentes et concrètes pour le compte de la représentation nationale. Pour lui, l’inaction ou la lenteur des forces engagées fragilise la confiance des populations et compromet les efforts de stabilisation dans cette région en proie à des violences récurrentes.
Azarias Mokonzi