Mise en œuvre de la résolution 2773 : Kinshasa appelle le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités
Zénon Mukongo, représentant permanent de la RDC à l'ONU, lors de la Réunion du Conseil de sécurité de ce vendredi consacrée sur la situation de l'Est, du Congo Kinshasa.
AFP
Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni, ce vendredi 22 août 2025 à New York, autour du récent rapport d’experts de l’ONU sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. À cette occasion, le représentant de la RDC auprès de l’ONU, Zénon Mukongo, a rappelé les engagements de cet organe suprême et l’a exhorté à assumer pleinement ses responsabilités.
« Le 21 février 2025, lorsque le Conseil de sécurité s’est réuni dans cette salle pour adopter sa résolution 2773, l’atmosphère qui s’en était dégagée suggérait que le Conseil se réservait le droit de revenir ici, évaluer le degré de mise en œuvre de cette résolution et prendre des mesures conséquentes en cas de non-exécution des obligations par l’une des parties », a indiqué Zénon Mukongo.
La situation sur le terrain, confirmée par ce dernier rapport, démontre que le Rwanda et le M23 poursuivent leur entreprise funeste, entravant ainsi l’application de la résolution 2773. C’est pour cette raison que Kinshasa appelle les Nations Unies à agir de manière conséquente, au nom du respect d’une résolution adoptée à l’unanimité.
« Vous avez constaté, ainsi que tous les organismes du système des Nations Unies — les rapports nous en ont été faits ce matin — que le Rwanda et ses supplétifs du M23 bloquent l’exécution de la résolution 2773 ainsi que des différents accords conclus jusque-là. Le Conseil devra donc prendre ses responsabilités », a insisté l’ambassadeur congolais.
Dans un communiqué publié le 20 août 2025, Human Rights Watch a révélé que le M23, soutenu par le Rwanda, avait procédé en juillet 2025 à l’exécution sommaire de 140 personnes, principalement des Hutus, dans la province du Nord-Kivu. Selon l’organisation, il s’agissait d’une campagne militaire organisée par la rébellion contre les FARDC, alors même que les discussions de paix de Doha étaient en cours. Human Rights Watch a ainsi appelé la communauté internationale à sanctionner les auteurs de ces atrocités.
O. Fiston
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