Nord-Kivu : la société civile fustige l’inaction des forces conjointes après le massacre de Ntoyo
Nord-Kivu : la société civile fustige l’inaction des forces conjointes après le massacre de Ntoyo
AFP
Plus de 70 civils ont été massacrés dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025 lors d’une attaque des rebelles ADF contre le village de Ntoyo, dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero (Nord-Kivu). Les assaillants ont frappé en plein cœur d’une veillée funèbre, profitant de l’absence des FARDC et de l’UPDF pour commettre leur carnage.
Mais au-delà de l’horreur du bilan humain et matériel — maisons et véhicules incendiés, village vidé de ses habitants —, la société civile de Bapere pointe du doigt la responsabilité des forces conjointes. « Pendant plusieurs heures, l’ennemi a opéré librement sans être inquiété. Nous déplorons la passivité des FARDC, de l’UPDF et même des Waealando », a dénoncé son président, Samuel Kagheni.
Selon lui, cette inaction a laissé un champ libre aux terroristes islamistes pour mener l’une des attaques les plus sanglantes de l’histoire récente de Lubero. Face à la panique, les habitants fuient massivement vers des zones jugées plus sûres, désertant complètement le village.
La société civile appelle à un renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires et à des offensives militaires décisives contre les ADF, afin de mettre un terme à ce cycle de massacres.
Azarias Mokonzi