Nord-Kivu : les ADF massacrent 18 civils près d’Oïcha, après les 71 tués de Ntoyo
Photo d’illustration de la RN4, à l’entrée de la cité d’Oicha.
AFP
Après le drame survenu au village de Ntoyo, dans le secteur Bapere, à 5 kilomètres de la cité de Manguredjipa, territoire de Lubero, où les terroristes ADF ont tué 71 personnes réunies à une veillée funèbre dans la nuit de lundi à mardi, une nouvelle attaque sanglante a été enregistrée la nuit du mardi 9 septembre. Cette fois, les assaillants ont frappé à près d’une centaine de kilomètres plus au nord, dans le territoire de Beni.
Selon la société civile locale, au moins 18 civils ont été tués dans le village de Fotodu, près de la commune rurale d’Oïcha, chef-lieu du territoire. Parmi les victimes figurent 15 hommes et trois femmes. Plusieurs maisons, ainsi que des motos et des vélos, ont également été incendiés.
Les assaillants seraient venus du territoire voisin d’Irumu, en province de l’Ituri, précise la même source, qui exhorte le gouvernement à prendre davantage au sérieux la menace persistante des ADF.
Des sources militaires citées par la radio Okapi ont confirmé l’attaque, sans donner plus de détails. L’armée congolaise, appuyée par l’armée ougandaise, mène pourtant des opérations conjointes dans cette zone considérée comme un important couloir de passage et de ravitaillement des ADF entre l’Ituri (Irumu), Beni et Lubero.
Le porte-parole des opérations Sokola 1, le lieutenant Marc Elongo, a indiqué que les dispositifs sécuritaires avaient été renforcés notamment dans l’agglomération de Ntoyo.
Au lendemain de ces attaques, les corps des victimes jonchent encore le sol en attendant leur inhumation, tandis que 44 blessés ont été admis dans des structures sanitaires pour des soins appropriés.
Merveilles Kiro