Nord-Kivu : un collectif de jeunes de Rutshuru fait état de 213 civils tués à Bwito depuis janvier
Le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru affirme avoir recensé 213 morts civiles dans la chefferie de Bwito depuis le début de l'année, imputées à l'AFC/M23. Un bilan que ni les autorités ni une source indépendante n'ont à ce stade confirmé.
Nord-Kivu : un collectif de jeunes de Rutshuru fait état de 213 civils tués à Bwito depuis janvier
AFP
Le Conseil territorial de la jeunesse (CTJ) de Rutshuru a lancé un cri d’alarme sur la situation des civils dans la chefferie de Bwito, au Nord-Kivu. Dans un relevé rendu public cette semaine, le collectif affirme avoir documenté la mort de 213 personnes dans cette entité depuis janvier 2026, des tueries qu’il impute à des éléments de l’AFC/M23.
Le dernier épisode cité par le CTJ remonte à la nuit du 11 au 12 juin. Selon le collectif, au moins six personnes — parmi lesquelles des femmes et des enfants — ont été exécutées sommairement dans la localité de Kilima et les villages de Nyagisozi et Mayengo/Domaine, dans le groupement de Bambo. D’après le même relevé, les assaillants auraient justifié ces exécutions par une prétendue appartenance des victimes aux FDLR ou aux groupes Wazalendo, sans avancer de preuve.
Ces affirmations émanent d’une structure de la société civile locale et n’ont pas, à ce stade, été confirmées par les autorités ni par une source indépendante. L’AFC/M23 n’a pas réagi à ce décompte ; la rébellion a, par le passé, rejeté plusieurs accusations de massacres de civils, dénonçant notamment un rapport onusien qu’elle jugeait « sans fondement ». Le signalement s’inscrit néanmoins dans une série d’alertes convergentes sur le sort des civils du territoire de Rutshuru depuis le début de l’année, plusieurs organisations de défense des droits humains ayant fait état d’exactions répétées dans la zone passée sous contrôle de la rébellion.