Prison de Kisangani : faux, le Trésor public n’a rien payé, assure le ministère des Finances
Prison de Kisangani : faux, le Trésor public n’a rien payé, assure le ministère des Finances
AFP
Kinshasa, 12 mai 2025 – Le Ministère des Finances de la République Démocratique du Congo a fermement démenti, ce lundi, toute implication dans un paiement supposé lié à un projet de construction d’une prison à Kisangani. Dans un communiqué officiel signé par Alain Malata Kafunda, Directeur de Cabinet du Ministre des Finances, les autorités précisent qu’aucune somme n’a été décaissée ni par le Trésor public, ni par un quelconque compte sous leur gestion à cet effet.
Ce communiqué fait suite à des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux évoquant un paiement pour ce projet carcéral. « Ce dossier n’a été pris en charge ni de près, ni de loin par les services du Ministère des Finances », insiste le document.
Le Ministère laisse entendre que, si un paiement a bel et bien été effectué, sa source relèverait d’un autre circuit financier, en rappelant l’existence de comptes bancaires spécifiques pour certains projets, souvent en dehors du contrôle direct du Ministère. Une réforme du Compte Unique du Trésor a d’ailleurs été lancée dans cette optique, visant à centraliser les finances publiques sous une gestion plus rigoureuse et plus transparente.
Dans le même souffle, le Ministère met en avant les progrès réalisés en matière de lutte contre la corruption, les détournements de fonds et le blanchiment des capitaux depuis l’investiture du gouvernement Suminwa en juin 2024. Ces efforts, selon le communiqué, s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le dispositif de contrôle financier, renforcé régulièrement pour répondre aux standards internationaux, inclut des organes comme la CENAREF, la CONASAFIC et le COLUB. Le Ministère assure qu’en cas d’alerte, une réponse rapide est systématiquement apportée.
Le Ministère des Finances réaffirme son engagement pour une gestion saine et crédible des ressources publiques, dans le respect des normes établies, et ce, en droite ligne avec la politique du Président Tshisekedi.