Processus de Washington : pour Kayikwamba, cet accord jette les fondations d’une paix durable à l’Est de la RDC et dans la région
La ministre congolaise des Affaires Étrangères lors du briefing presse relatif à la signature de l'accord de paix RDC-Rwanda à Washington DC.
AFP
L’accord de paix entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, signé par les présidents Félix Tshisekedi et son homologue Paul Kagame, ce jeudi 04 décembre, est un « document contraignant » qui jette les fondations d’une paix durable dans l’Est de la RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
C’est en tout cas ce qu’a affirmé la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, lors d’un briefing de presse tenu ce même jeudi, auquel elle a pris part aux côtés de ses collègues de la Communication et de l’Économie nationale, ainsi que du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).
« Nous savons qu’il y a beaucoup d’attentes concernant ces accords et la manière dont ils vont se concrétiser. Évidemment, même si nous ne sommes qu’aux toutes premières heures après la signature, il faut retenir la forte mobilisation, surtout du côté des États-Unis d’Amérique, afin que ces efforts diplomatiques soient couronnés par un document contraignant pour toutes les parties. Ce document doit justement jeter les fondations d’une paix durable dans l’Est de la RDC mais aussi, plus largement, dans la région des Grands Lacs, et ouvrir la perspective d’une réconciliation des peuples, d’un rapprochement, mais également d’une plus grande intégration économique », a-t-elle déclaré devant les journalistes congolais et étrangers présents à la conférence.
Thérèse Kayikwamba a, par ailleurs, rappelé la longue séquence diplomatique ayant conduit à la signature de ce document engageant Kinshasa et Kigali. « Ce qu’il est important de retenir aujourd’hui, c’est que cet accord englobe plusieurs instruments et reflète une longue marche, une longue séquence d’efforts diplomatiques qui n’ont pas commencé en avril, mais bien avant, notamment avec la résolution 2773 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, laquelle a jeté les bases des différentes perspectives vers une pacification durable de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs », a-t-elle souligné.
Signé sous la médiation du président américain Donald Trump et en présence de plusieurs personnalités, cet accord de paix est présenté comme une lueur d’espoir susceptible d’apaiser les souffrances des populations longtemps victimes des violences armées. Toutefois, sur les théâtres des opérations, des tirs continuent encore d’être entendus.
Les autorités congolaises se veulent néanmoins rassurantes, rappelant qu’il s’agit d’un conflit qui dure depuis près de trente ans et que les retombées de cet accord doivent s’apprécier dans le temps.
O. Fiston
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