Politique RDC : « Aucune initiative portant sur la crise sécuritaire sur 170 initiatives de contrôle parlementaire» (Ebuteli)
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RDC : « Aucune initiative portant sur la crise sécuritaire sur 170 initiatives de contrôle parlementaire» (Ebuteli)

RDC : « Aucune initiative portant sur la crise sécuritaire sur 170 initiatives de contrôle parlementaire» (Ebuteli)
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 7 MARS 2025 - 09:17 WAT · 2 min de lecture

Sur 170 initiatives de contrôle parlementaire déposées entre septembre et décembre 2024, seules sept ont été examinées en plénière. Aucune initiative relative à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC n’a été débattue. C’est ce qui ressort du rapport publié mercredi 5 mars par l’Institut de recherche Ebuteli, à travers « Talatala », son baromètre de l’activité parlementaire et de l’action du gouvernement.

D’après ce rapport, entre le 15 septembre et le 15 décembre 2024, certaines des initiatives de contrôle parlementaire portaient spécifiquement sur la situation sécuritaire dans l’est du pays, mais aucune d’elles n’a été examinée en plénière.

« Le 29 janvier, le Mouvement du 23 mars (M23), appuyé par l’armée rwandaise, prend Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Face à cette escalade, l’Assemblée nationale convoque, le mardi 4 février, une session extraordinaire avec l’ambition de dégager des stratégies diplomatiques et politiques visant à permettre une sortie de crise. Cependant, trois jours après la clôture de cette session, Bukavu tombe, le 16 février, à son tour », peut-on lire dans ce rapport.

Selon ce rapport, lors de la précédente législature, en novembre 2022, soit un an après la résurgence du M23, l’Assemblée nationale avait adopté une résolution interdisant l’intégration, le mixage ou le brassage des combattants issus de groupes armés au sein de l’armée, de la police nationale ou de tout autre service de sécurité. Le M23 était alors officiellement qualifié de « groupe terroriste ».

Essentiellement budgétaire, la session de septembre 2024 s’est ouverte sans accorder de priorité au suivi de la question sécuritaire. Même lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat se réunissent en congrès, le 20 décembre, soit cinq jours après la clôture de la session ordinaire précédente, c’est une autre urgence qui est à l’ordre du jour : la désignation d’un juge à la Cour constitutionnelle.

Silas MUNGINDA

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