Politique RDC : La Cour d’Appel de Lubumbashi révèle l’existence d’une enquête contre Ramazani Wazuri Chantale

RDC : La Cour d’Appel de Lubumbashi révèle l’existence d’une enquête contre Ramazani Wazuri Chantale

RDC : La Cour d’Appel de Lubumbashi révèle l’existence d’une enquête contre Ramazani Wazuri Chantale
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 28 JUILLET 2016 - 15:44 WAT · 2 min de lecture

Le cabinet du président de la Cour d’appel de Lubumbashi a révélé que Ramazani Wazuri Chantale, la Présidente du tribunal de paix de Kamalondo, qui dénonçait mercredi des pressions exercées sur elle par des autorités pour obtenir la condamnation de Moïse Katumbi,  fait l’objet d’une enquête disciplinaire.

« (…) ce magistrat fait l’objet d’une enquête disciplinaire pour s’être rendue sans autorisation à Kinshasa le 22 juillet 2016. Les éléments recueillis au cours de cette investigation laissent entrevoir la mise en place d’un réseau dont l’objectif était de paralyser l’examen de la cause inscrite sous RPO 7685 devant le tribunal. Toutes ces informations ont été inscrites au Procureur général depuis le lundi 25 juillet pour ouverture d’une information judiciaire. »

Le cabinet du président de la Cour d’appel de Lubumbashi dénonce également une stratégie de manipulation.

« (…) Cette publication, juste un jour après le prononcé du jugement RPO 7685, fait suite à des nombreuses tentatives de corruption des magistrats et s’apparente à une manipulation qui vise à discréditer la justice congolaise, pour des raisons inavouées, au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale »

Quelques heures plus tôt, c’est l’Agence nationale des renseignements (ANR) qui disait douter de l’authenticité de la correspondance de la Présidente du tribunal de paix de Kamalondo, qui dénonçait mercredi des pressions exercées sur elle par des autorités pour obtenir la condamnation de Moïse Katumbi à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière.

Dans une mise au point signée par Pierre Tshitenge, responsable des relations publiques de l’ANR, cette institution pense que si « cette correspondance si, elle existe, ne peut-être, en réalité, que l’œuvre d’une officine spécialisée dans le but à la fois de salir nos services et de se défaire de la réputation déjà établie de spoliateur avéré des biens d’autrui qui colle à la peau de l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga. »

2 Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…