Politique RDC : Fayulu accuse Tshisekedi de préparer « une fraude électorale » en entretenant « l’insécurité et le climat de peur »
Politique

RDC : Fayulu accuse Tshisekedi de préparer « une fraude électorale » en entretenant « l’insécurité et le climat de peur »

RDC : Fayulu accuse Tshisekedi de préparer « une fraude électorale » en entretenant « l’insécurité et le climat de peur »
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 6 SEPTEMBRE 2023 - 22:20 WAT · 3 min de lecture

À la veille des élections générales prévues le 20 décembre, l’opposant congolais, Martin Fayulu, qui a également confirmé sa candidature à la présidentielle, ne cesse de dénoncer « une tentative d’un hold-up électoral » en faveur de Félix-Antoine Tshisekedi.

Face une situation des droits humains, qu’il qualifie de très « critique » en cette période pré-électorale, le leader de la coalition Lamuka a – dans sa lettre à Volker Türk, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, accusé le pouvoir actuel, qu’il juge « issu d’une fraude électorale » de se préparer à organiser les élections générales prochaines avec « un agenda clair, celui de récidiver avec la fraude ».

Étayant ses affirmations, Martin Fayulu a expliqué que l’entretien par le pouvoir en place chapeauté par Tshisekedi de « l’insécurité, des milices privées et d’un climat de peur » par les perturbations des manifestations publiques de l’opposition ainsi que par des arrestations « arbitraires » d’opposants, des militants de droits humains et des journalistes, font partie des faits majeurs permettant à tout observateur « averti » de se convaincre de « la fraude électorale en préparation ».

« L’adoption d’une loi électorale [loi du 29 juin 2022] consacrant le vote semi-électronique et n’acceptant pas la proclamation des résultats bureau par bureau ; la création d’électeurs fictifs lors de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs entre décembre 2022 et mai 2023 et le refus catégorique de l’audit indépendant du fichier électoral par un cabinet spécialisé voire de l’audit citoyen proposé par les églises catholiques et protestantes », a indiqué Martin Fayulu.

Pour le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), l’instauration de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour « anéantir les libertés fondamentales des citoyens habitants de ces deux provinces » ; l’adoption, « sans consensus entre toutes les parties prenantes », par l’Assemblée nationale, de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante ; balisent la voie à Félix Tshisekedi de briguer un second mandat de façon « frauduleuse ».

Déjà le mardi dernier, Martin Fayulu, dont le parti politique a boycotté les élections prévues le 20 décembre prochain, affirmait que toute personne qui participerait à toute forme de fraude électorale, « sera sévèrement jugée par le peuple congolais ».

« Ceux qui encouragent M. Kadima à persévérer dans le funeste projet de fraude électorale en RDC, en faveur de Monsieur Tshisekedi et son Union sacrée, seront tenus pour responsables des conséquences qui résulteraient de cette forfaiture […] Surtout, ne sous-estimez pas la détermination des congolais pour des élections libres, impartiales, inclusives et transparentes », martelait-il.

Monge Junior Diama

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…