Économie La RDC signe avec l’IFC pour créer la Bourse de Kinshasa

La RDC signe avec l’IFC pour créer la Bourse de Kinshasa

Le ministère des Finances et l’IFC ont signé le 18 juin un accord d’assistance technique pour bâtir la Bourse de Kinshasa, deux mois après le premier Eurobond de 1,25 milliard de dollars.

La RDC signe avec l’IFC pour créer la Bourse de Kinshasa
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 25 JUIN 2026 - 04:13 WAT · 3 min de lecture

Le ministère congolais des Finances a signé le 18 juin à Kinshasa un accord de coopération avec la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, pour appuyer la création de la Bourse de Kinshasa (Kinshasa Stock Exchange). L’accord a été paraphé par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et le directeur pays de l’IFC, Malick Fall.

Le partenariat n’est ni un financement ni un contrat de construction, mais un cadre d’assistance technique et institutionnelle. Il s’organise autour de plusieurs chantiers : concevoir l’architecture juridique de l’émission et de la négociation de titres, bâtir l’infrastructure technique de la place, former les régulateurs, courtiers et intermédiaires financiers, importer les pratiques de bourses africaines et internationales établies, et attirer aussi bien les épargnants congolais que les investisseurs institutionnels étrangers.

Le projet reste à un stade précoce. Aucune date de lancement n’a été fixée et la loi devant encadrer le futur marché n’a pas encore été approuvée par le Sénat. À la mi-2026, la RDC ne dispose d’aucune bourse de valeurs formelle, situation qui dure depuis l’indépendance.

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L’accord intervient deux mois après la première émission souveraine du pays sur les marchés internationaux. En avril, la RDC a levé 1,25 milliard de dollars en deux tranches, à cinq ans (échéance 2032, rendement 8,75 %) et à dix ans (échéance 2037, rendement 9,5 %). L’opération, arrangée par Rawbank, Citigroup et Standard Chartered, a été sursouscrite plus de quatre fois, avec des ordres supérieurs à 5,2 milliards de dollars émanant de plus de cent dix investisseurs, selon African Business.

Faute de marché de capitaux domestique, les entreprises congolaises dépendent depuis des décennies du crédit bancaire, des investissements étrangers ou du soutien public. Une bourse en état de fonctionner leur ouvrirait une voie de financement à long terme, mobiliserait l’épargne intérieure et attirerait des investisseurs de portefeuille. Les autorités citent les mines, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie comme secteurs à financer, dans l’objectif de diversifier une économie encore tributaire de l’exportation de minerais bruts.

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Les obstacles restent nombreux : réformes réglementaires, liquidité du marché, confiance des investisseurs et renforcement des capacités. L’implication de l’IFC, qui apporte expertise et crédibilité du Groupe de la Banque mondiale, fait passer le dossier de l’intention à la mise en œuvre, selon le Kenyan Wall Street.

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