Éducation & Formation RDC : interdiction des « maquis» à l’approche des Examens d’État

RDC : interdiction des « maquis» à l’approche des Examens d’État

Elèves finalistes d'école secondaire en salle de passation d'Examen d'Etat, au Kongo-Central. © EDU-NC
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 MAI 2025 - 16:23 WAT · 2 min de lecture

À l’approche des Examens d’État (Exetat), les autorités éducatives congolaises serrent la vis. Dans une note officielle datée du 26 mai 2025, l’Inspection générale à l’Éducation nationale et à la Nouvelle citoyenneté (EDU-NC) a interdit formellement les regroupements clandestins de préparation scolaire connus sous le nom de « maquis » sur toute l’étendue du territoire national.

Ces réunions informelles, généralement organisées en dehors des structures scolaires agréées, sont jugées nuisibles par les autorités. Pour Hubert Sefu, Inspecteur général de l’EDU-NC, elles constituent une menace directe à la crédibilité du système éducatif congolais.

« Ces pratiques compromettent l’égalité des chances et ouvrent la voie à des dérives inadmissibles », a-t-il déclaré, tout en appelant les inspecteurs principaux provinciaux à intensifier les contrôles. Les révisions aux Exetat devront désormais se faire uniquement dans des cadres institutionnels reconnus. Toute infraction à cette directive exposera les contrevenants à des sanctions administratives sévères.

Le ministère de l’Éducation nationale a, par ailleurs, confirmé le calendrier des épreuves pour l’édition 2025 des Examens d’État. La session « hors-session » démarrera le 2 juin avec la traditionnelle dissertation. Elle se poursuivra le 3 juin avec les épreuves classiques, l’oral de français du 4 au 7 juin, et enfin la pratique professionnelle prévue du 9 au 14 juin.

La session ordinaire, quant à elle, se tiendra du 28 au 31 juillet 2025.

Dans un souci d’équité, les autorités ont annoncé que le Trésor public prendrait en charge les frais de participation des élèves issus des zones en conflit, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Une mesure saluée par plusieurs organisations de la société civile, qui y voient un geste en faveur de l’égalité d’accès à l’éducation.

F. ISSA

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