RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU examine ce vendredi en urgence les exactions commises par l’AFC/M23
RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU examine ce vendredi en urgence les exactions commises par l’AFC/M23
AFP
À l’initiative des États-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit ce vendredi 22 août en session d’urgence pour examiner la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par de graves violations des droits humains attribuées à l’Alliance des Forces du Changement/M23 (AFC/M23).
Dans un communiqué, le département d’État américain a jugé « inacceptable » la persistance de la violence. « Nous exhortons toutes les parties à respecter le cessez-le-feu inscrit dans la Déclaration de principes signée à Doha entre la RDC et le M23. (…) Nous continuerons à promouvoir la reddition de comptes afin que ceux qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité aient à en répondre », a déclaré le Bureau des affaires africaines.
Cette initiative intervient alors que les organisations de défense des droits humains multiplient les alertes sur l’ampleur des exactions. Amnesty International a dénoncé les crimes commis non seulement par l’AFC/M23, mais aussi par certains groupes armés pro-gouvernementaux dits wazalendo dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’ONG rapporte des cas d’exécutions sommaires, de viols collectifs, d’enlèvements de patients et d’attaques contre des structures médicales. Elle appelle le Rwanda à « assumer ses responsabilités » et exhorte le président Félix Tshisekedi à poursuivre les combattants wazalendo impliqués dans des crimes.
De son côté, Human Rights Watch (HRW) affirme que l’AFC/M23 a massacré plus de 140 civils en juillet près du parc des Virunga, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), la majorité des victimes étant des agriculteurs hutus.
Ces violences surviennent moins de deux mois après la signature, le 27 juin dernier à Washington, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine. Un accord censé consolider les engagements pris à Doha, mais qui apparaît déjà fragilisé par la recrudescence des affrontements et des violations massives des droits humains.
Silas MUNGINDA