RDC: le gouvernement appelé à accorder le bénéfice de l’urgence au projet «Air-Congo» face à la demande croissante du trafic aérien
RDC: le gouvernement appelé à accorder le bénéfice de l’urgence au projet «Air-Congo» face à la demande croissante du trafic aérien
AFP
Le Président de la République Félix Tshisekedi reconnaît la situation du transport aérien, qui est actuellement marqué par «l’accentuation du déséquilibre entre la demande de trafic domestique de plus en plus croissante et une offre de plus en plus précaire». Il l’a dit lors de la cent onzième réunion du Conseil des ministres du vendredi 1er septembre 2023.
Tout en demandant l’implication du gouvernement dans la consolidation des entreprises du portefeuille en ce qui est du secteur du transport aérien, le Chef de l’État a préconisé quelques alternatives.
C’est ainsi qu’il a martelé sur la relance des activités de Congo Airways par la mise en œuvre du plan d’urgence tel qu’adopté par le gouvernement, ainsi que la finalisation du projet de création de Air Congo en partenariat avec Ethiopian Airlines Group, aux fins de promouvoir le développement du transport aérien dans des conditions optimales de sûreté et de sécurité en RDC.
Au regard de l’urgence, le Président de la République a instruit le ministre d’Etat, ministre du Budget Aimé Boji, ainsi que le ministre des Finances Nicolas Kazadi, à s’activer pour la mise à disposition des fonds sollicités en soutien au plan de relance de la compagnie nationale Congo Airways.
Par ailleurs, le gouvernement a été chargé par le biais de ses membres sectoriels, d’accorder le bénéfice de l’urgence à la réalisation du projet Air Congo.
« Le ministre des transports et voies de communication, devra quant à lui aussi, actualiser le business plan élaboré en 2022 ainsi que le chronogramme des activités pour le lancement de la compagnie Air Congo», a indiqué le compte rendu.
Sur ce même chapitre, le Président Félix Tshisekedi a estimé que l’inexploitation des lignes internationales par la RDC occasionne un important manque à gagner, et ce, au profit des compagnies aériennes étrangères. Il a précisé que le pays dispose d’un portefeuille de droit des trafics internationaux lui garanti et consacré par plus de 52 accords aériens.
Junior Ngandu
