Politique RDC: le LGD alerte sur la disparition de Matata Ponyo
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RDC: le LGD alerte sur la disparition de Matata Ponyo

RDC: le LGD alerte sur la disparition de Matata Ponyo
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 31 MAI 2025 - 15:15 WAT · 3 min de lecture

Dix jours après la condamnation de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo à dix ans de travaux forcés par la Cour constitutionnelle dans l’affaire Bukanga Lonzo, son parti politique, le Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), alerte sur sa disparition et met en cause le régime en place.

Dans une déclaration politique publiée ce samedi 31 mai, le LGD et ses alliés affirment que Matata Ponyo est introuvable depuis le 21 mai, soit le lendemain du verdict. 

« Le LGD et ses alliés prennent pour responsable le pouvoir en place de cette disparition et de tout ce qui peut lui arriver », lit-on dans le document, qui rappelle que « la sécurité des personnes et de leurs biens est une des missions régaliennes des pouvoirs publics ».

Le 20 mai dernier, la Cour constitutionnelle a condamné Matata Ponyo à dix ans de travaux forcés pour détournement de fonds dans le cadre du projet agro-industriel de Bukanga Lonzo, l’accusant d’avoir participé au détournement de plus de 285 millions de dollars. Le LGD rejette cette condamnation qu’il qualifie de « décision inique, arbitraire et inconstitutionnelle », y voyant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Le parti dénonce « une logique de persécution contre toute voix dissidente » et affirme que cette affaire est réactivée chaque fois que le régime cherche à intimider ses opposants. Cette disparition survient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que des discussions sont en cours sur la formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale.

Le LGD ne s’arrête pas là. Le communiqué évoque aussi des mesures de rétorsion à l’encontre des proches de Matata, en particulier la confiscation par la Direction Générale des Migrations (DGM) du passeport de sa fille, qui devait se rendre aux États-Unis le 30 mai. Le parti exige sa restitution « sans condition », et dénonce une dérive autoritaire et un climat d’intimidation généralisé.

En plus d’alerter sur la disparition de leur président national, le LGD exprime sa solidarité avec les Congolais victimes de l’insécurité généralisée à travers le pays, notamment dans l’Est. Le parti dit se tenir prêt à participer à toute initiative émanant de la société congolaise pour ramener la paix et bâtir un véritable État de droit.

« Le LGD et ses alliés se déclarent disponibles à adhérer à toute initiative ou appel émanant des Congolais de toute tendance et de tout bord pour ramener la paix », conclut la déclaration.

Ézéchiel CTM

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