Biodiversité RDC : le secteur de l’élevage pris en étau entre exploitation minière et spoliation foncière

RDC : le secteur de l’élevage pris en étau entre exploitation minière et spoliation foncière

Le bétail se nourrissant de l’herbe des hauts plateaux. © JEAN-DOMINIQUE BURTON/GRELKA
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 AOÛT 2025 - 09:24 WAT · 2 min de lecture

Le Ministre de la Pêche et Élevage Jean-Pierre Tshimanga a vendredi dernier informé le Conseil gouvernemental sur deux menaces majeures pesant sur le secteur de l’élevage en République Démocratique du Congo : l’exploitation minière illégale au ranch de Muhila, dans le Tanganyika, et une tentative de spoliation foncière à Lubumbashi.

Jean-Pierre Tshimanga a d’abord rappelé que le Service National de Développement de l’Élevage (SNDE) joue un rôle stratégique dans la promotion de l’élevage à travers la gestion de grandes unités de production animale, dont le ranch de Muhila (Tanganyika), le ranch de Mitwaba (Haut-Katanga), le ranch de Kayembe-Mukulu (Lualaba) et le ranch de Katenga (Kwilu).

Cependant, un groupe minier non identifié mène, depuis plusieurs mois, des activités d’exploration et d’exploitation aurifères au site de Ntoya/Dibingwa, situé en plein cœur du ranch de Muhila, dans le territoire de Moba.

Ces pratiques illicites risquent de compromettre la relance de l’exploitation agro-pastorale prévue, en raison des dégâts environnementaux attendus : destruction des pâturages naturels, pollution des sources d’eau utilisées pour l’élevage, l’irrigation et la consommation.

Parallèlement, le ministre a dénoncé une tentative de spoliation visant la concession n°1091 de la Direction provinciale du SNDE, sur l’avenue Nguz-a-Karl-i-Bond à Lubumbashi. Cette opération impliquerait un tiers appuyé par des complicités présumées au sein du Tribunal de Commerce local.

Pour faire face à ces menaces, le ministre a soumis au Conseil des propositions de prise en charge. À l’issue des discussions, le Président de la République a instruit que, dans un délai de 15 jours, un rapport circonstancié soit présenté, en collaboration avec le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Le Conseil a pris acte de cette décision.

Odon Bakumba

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