Budget : la loi de finances rectificative 2026 ramène le budget de l’État à 50 886 milliards de francs
Plénière au sénat portant sur adoption du projet de loi de ratification du protocole contre le commerce illicite du tabac en RDC. Crédit photo : senat-RDC.
AFP
Le Sénat a adopté, le lundi 22 juillet, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, après harmonisation du texte par la commission mixte paritaire réunissant l’Assemblée nationale et le Sénat. Le collectif budgétaire est désormais approuvé dans les mêmes termes par les deux chambres du Parlement. Le budget du pouvoir central est ramené à 50 886,3 milliards de francs congolais, contre 54 335,8 milliards prévus dans la loi de finances initiale, soit une baisse de 6,4 %.
La révision traduit d’abord un ajustement des recettes aux réalités de l’exécution. Présenté par le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, le texte impute pour l’essentiel la contraction à une chute des financements extérieurs. Cette révision est « principalement imputable à une diminution de 42 % des ressources extérieures », a-t-il été expliqué aux sénateurs, tandis que les recettes propres de l’État progressent de 6,9 %, signe d’une meilleure mobilisation interne. Le collectif intègre par ailleurs une première tranche d’eurobonds de 650 millions de dollars.
Du côté des dépenses, l’effort porte surtout sur l’investissement. Les crédits destinés aux équipements chutent de 55,4 %, tandis que les remboursements du capital de la dette reculent de 2,4 %. À l’inverse, plusieurs postes sont revus à la hausse, les frais financiers de 27,1 %, les prestations de 18,3 % et les transferts de 4,1 %. Cette structure en dit long sur les marges de l’État. « Une part plus importante des ressources est absorbée par des dépenses difficiles à réduire, comme le coût de la dette », résume l’analyse du collectif, ce qui rétrécit d’autant l’espace disponible pour les infrastructures.
Adoptée dans les mêmes termes par les deux chambres, la loi de finances rectificative attend désormais sa promulgation. Elle fixe le cadre dans lequel s’exécutera la seconde moitié de l’exercice, un exercice marqué par la guerre à l’Est, la pression sur les réserves de change et un budget de la défense et de la sécurité porté à un niveau sans précédent, autour de 30 % des dépenses.
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