Santé Ebola en RDC : 2 344 cas confirmés et 930 décès, selon le rapport officiel arrêté au 18 juillet
Santé

Ebola en RDC : 2 344 cas confirmés et 930 décès, selon le rapport officiel arrêté au 18 juillet

Le rapport de situation officiel arrêté au 18 juillet 2026 recense 2 344 cas confirmés d'Ebola et 930 décès en RDC, soit une létalité de 39,7 %. L'Ituri concentre l'essentiel des 46 zones de santé touchées.

Ebola en RDC : 2 344 cas confirmés et 930 décès, selon le rapport officiel arrêté au 18 juillet
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 20 JUILLET 2026 - 12:07 WAT · 4 min de lecture

L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo totalise 2 344 cas confirmés et 930 décès, selon le rapport de situation arrêté au 18 juillet 2026 et publié le 19 juillet par l’Institut national de santé publique (INSP) et le ministère de la Communication et des Médias. Le taux de létalité global s’établit à 39,7 %. Le document recense 466 personnes guéries et 724 patients en isolement ou en hospitalisation dans les cinq provinces touchées : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo. Deux jours plus tôt, le bilan officiel faisait état de 2 267 cas et 893 décès.

Ces données ont été réactualisées à la suite d’un nettoyage et d’une harmonisation de la base DHIS2, qui consolide les informations issues des zones de santé, des laboratoires et des structures de prise en charge. Au niveau national, le rapport fait état de 83 nouveaux cas confirmés et de 22 nouvelles guérisons. Le suivi des contacts atteint 85,8 %.

L’épidémie s’étend désormais à 46 zones de santé. L’Ituri demeure l’épicentre, avec 27 de ses 36 zones de santé affectées, dont Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nyankunde et Mahagi. Le Nord-Kivu compte 11 zones touchées, le Haut-Uélé quatre et la Tshopo trois. Le Sud-Kivu fait figure d’exception : une seule zone, Miti-Murhesa, y est concernée, et elle a franchi son cinquante-deuxième jour sans nouveau cas confirmé, ouvrant la voie à une éventuelle déclaration de fin d’épidémie dans la province.

Le virus en cause appartient à la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe à ce jour aucun vaccin homologué ni traitement spécifique. La prise en charge repose sur le dépistage précoce, l’isolement des malades et les soins de soutien.

Une riposte que le gouvernement dit consolidée

Auditionné le 16 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, avait détaillé le dispositif déployé. « La réponse que nous avons développée en deux mois, selon les déclarations de l’OMS, a été très robuste, avec plus de 14 laboratoires et plus de 700 lits déployés en un mois et demi », a-t-il affirmé, ajoutant que « tous les cas sont aujourd’hui testés et le diagnostic est donné souvent dans les 24 heures par l’INRB ». La RDC est ainsi passée d’un seul laboratoire à seize sites de dépistage. Le 16 juillet, dix ambulances supplémentaires ont été remises à Bunia pour accélérer l’évacuation des patients dans une province où l’enclavement et l’insécurité compliquent l’accès aux soins.

Les fragilités demeurent. À Djugu, neuf postes de santé ont fermé leurs portes, débordés par l’épidémie, selon des chefs coutumiers. À Rwampara, les prestataires de la riposte, un temps en grève faute de paiement, ont repris le travail après l’engagement des autorités, le 19 juillet, à régler leurs salaires. Le ministre assure par ailleurs que Kinshasa n’a enregistré aucun cas depuis le début de la flambée.

L’épidémie, déclarée le 15 mai 2026, pèse aussi sur les échanges internationaux. Le Canada a annoncé, le 19 juillet, la fermeture temporaire de ses frontières aux voyageurs étrangers ayant séjourné en RDC, une mesure qui s’ajoute à la pression sanitaire sur le pays.

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…