Politique RDC: L’ONU met en garde les auteurs des messages appelant à la haine à Minembwe
Minembwe

RDC: L’ONU met en garde les auteurs des messages appelant à la haine à Minembwe

RDC: L’ONU met en garde les auteurs des messages appelant à la haine à Minembwe
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 1 NOVEMBRE 2019 - 09:18 WAT · 3 min de lecture

Les auteurs de discours d’appel à la haine et à la violence dans le conflit impliquant des communautés des hauts plateaux du Sud-Kivu en RDC peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires au niveau national ou international.

C’est ce qu’à prévenu l’ONU, à travers Abdoul Aziz Thioye le Directeur de l’information du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, BCNUDH en sigle. « L’incitation à la haine est constitutive d’un crime international et ces auteurs peuvent faire l’objet de poursuites au niveau national ou au niveau international. Nous avons aujourd’hui les moyens de documenter les appels à la haine et l’incitation à la violence pour capturer l’essentiel des informations qui sont générées dans les sites et également sur les réseaux sociaux en général », a prévenu Abdoul Aziz Thioye.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme note que depuis mars dernier, au moins 73 villages ont été brulés sur les hauts plateaux du Sud-Kivu. « Encore lundi, dans le territoire de Bijombo, quatre villages majoritairement Banyamulenge ont été brulés lors d’une attaque de groupes maï-maï, » a-t-il indiqué.

Toutefois le directeur du BCNUDH insiste que la violence réside aussi dans les discours appelant à la haine et à la xénophobie. Ce qui risque d’envenimer une situation déjà explosive. « Autour de la crise que nous connaissons à Minembwe depuis mars, il y a de la part des différentes communautés un discours inflammatoire et avec un certain glissement sur des questions liées à l’identité, mais également l’appartenance nationale. Ce qui pose problème, parce qu’en réalité, ça c’est le terrain vers lequel il ne faut pas aller du tout », a expliqué Abdoul Aziz Thioye.

Et de conclure ses propos: « Il y en a beaucoup qui sont dans l’ombre, qui sont à des niveaux de responsabilité très élevés, qui attisent ces discours-là, qui sont impliqués dans la diffusion de messages qu’on pourrait assimiler à des messages de haine ou des messages qui incitent à la violence. »

Depuis la prise de la commune rurale de Minembwe par les Maï-Maï Yakutumba appuyés par d’autres groupes armés, la violence est montée d’un cran entre les différentes communautés vivant dans les
Hauts-plateaux du Sud-Kivu envenimés par des discours haineux et xénophobes de certains politiciens.

Les FARDC et la MONUSCO ont renforcé leur effectif sur terrain pour prévenir toute explosion de la violence.

Thierry Mfundu

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