RDC : « Nous ne pardonnons pas », Crispin Mbindule à Kamerhe
RDC : « Nous ne pardonnons pas », Crispin Mbindule à Kamerhe
AFP
Dans son discours d’ouverture de la session de septembre, le président de l’Assemblée nationale a présenté publiquement ses excuses aux pétitionnaires. Mais pour Crispin Mbindule, l’un des initiateurs de la démarche, ces excuses ne suffisent pas.
« Monsieur Kamerhe a demandé pardon, il doit savoir que nous ne pardonnons pas. Nous poursuivons notre procédure législative », a-t-il déclaré à la presse après le dépôt officiel des pétitions visant à renverser le Bureau.
Les pétitions ont été déposées au Bureau du premier vice-président de l’Assemblée, Jean-Claude Tshilumbayi, en présence d’un huissier de justice chargé d’attester de la régularité de la procédure. Pendant ce temps, les bureaux du président Kamerhe étaient fermés à clé. Les initiateurs de la pétition affirment, en outre, leur intention de saisir la justice.
Selon plusieurs sources proches du dossier, plus de 250 signatures ont déjà été récoltées contre Vital Kamerhe. Le président de l’UNC est accusé d’« incompétence », de gestion opaque des ressources financières, de mépris de la situation sociale des députés et de blocage des moyens de contrôle parlementaire, selon les propos de Crispin Mbindule.
De son côté, Vital Kamerhe dit comprendre cette démarche, qu’il considère comme légitime dans un cadre démocratique. Pour lui, cette initiative illustre l’engagement des parlementaires à répondre aux attentes de la population.
Cependant, les députés pétitionnaires se montrent déterminés à aller jusqu’au bout, malgré l’appel du chef de l’État à une rentrée parlementaire apaisée, axée sur les priorités nationales. Cet appel avait été lancé depuis la Cité de l’Union africaine, lors d’une réunion internationale qu’il avait présidée au début de la semaine écoulée.
O. Fiston
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