Politique RDC : Plus de 100 civils massacrés en un mois par les ADF — Lamuka dénonce le silence coupable du gouvernement
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RDC : Plus de 100 civils massacrés en un mois par les ADF — Lamuka dénonce le silence coupable du gouvernement

Martin Fayulu, président du parti politique ECIDé
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 JUILLET 2025 - 08:40 WAT · 2 min de lecture

Invité sur Top Congo FM ce mercredi 30 juillet, Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et président du parti ADDCongo, a dénoncé ce qu’il qualifie de « barbarie persistante » et de complicité par silence de la part du pouvoir congolais.

« Une centaine de civils ont été égorgés en un mois. Rien ne semble arrêter les rebelles, ni la MONUSCO, ni les opérations dites conjointes avec l’armée ougandaise sous le label Shujaa. C’est une tragédie devenue routine, et c’est inacceptable », a martelé Epenge.

Selon les chiffres communiqués par la coalition, 66 civils auraient été massacrés entre le 6 et le 9 juillet, tandis que 50 autres personnes auraient été égorgées dans la nuit du 26 au 27 juillet dans la région de Moka, dans la province de l’Ituri. Les assaillants, identifiés comme membres des Forces Démocratiques Alliées (ADF), poursuivent leur campagne sanglante malgré les efforts militaires officiellement engagés.

Face à l’hécatombe, Lamuka exige des réponses claires sur la nature de ces groupes armés qui opèrent en toute impunité :

«Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Qui les arme ? Pourquoi les massacres persistent malgré tous les dispositifs de sécurité annoncés ? », s’interroge Epenge, visiblement indigné.

La coalition accuse la présidence de la République, qui détient également la primature selon les dispositions constitutionnelles actuelles, de faire preuve d’un mutisme inacceptable. Elle déplore une absence de réaction à la hauteur de la gravité des événements et appelle à une prise de conscience nationale et internationale.

Dans ce contexte, Lamuka lance un appel à la population pour observer trois jours de deuil national en hommage aux victimes. Ce geste symbolique vise à rompre le silence et à forcer les institutions à sortir de l’inaction.

«Il est temps que la famille politique du président Tshisekedi rende des comptes. On ne peut plus tolérer que des Congolais soient massacrés dans l’indifférence », a conclu Prince Epenge.

Alors que les ADF poursuivent leur terreur dans les provinces de l’Est, le peuple congolais demeure livré à lui-même, dénonce Lamuka. La coalition appelle la communauté internationale à ne plus détourner les yeux de ce qu’elle qualifie de «drame humain largement ignoré».

Gilbert N.

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