RDC : Prospère Ndjeka condamné à mort pour braquage à Kinshasa
Prospère Ndjeka, l’un des principaux auteurs du braquage armé survenu le samedi 7 juin à Kinshasa
AFP
Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Matete a condamné, ce jeudi 12 juin, Prospère Ndjeka à la peine de mort. Il était jugé pour sa participation active au braquage armé perpétré le samedi 7 juin dans un quartier animé de la capitale congolaise.
Le verdict a été rendu au cours d’une audience foraine très médiatisée, tenue à l’Espace Six Paillotes, en plein cœur de Kinshasa. De nombreux curieux s’étaient déplacés pour assister à ce procès emblématique, marqué par une forte présence des forces de l’ordre. Présidée par le colonel-magistrat Destin Mungomba, la cour a reconnu l’accusé coupable d’association de malfaiteurs, de vol à main armée et de détention illégale d’arme de guerre.
« Disant droit, le tribunal dit établies, en fait comme en droit, les préventions d’association des malfaiteurs, vol à main armée, détention illégale d’arme Ouzi saisie régulièrement, à charge du prévenu Ndjeka Prospère. Le déclare coupable et le condamne en conséquence, sans octroi de circonstances atténuantes, à la peine de mort pour association des malfaiteurs et vol à main armée, ainsi qu’à 20 ans de prison pour détention illégale d’arme », a déclaré le président du tribunal.
L’affaire remonte au 7 juin dernier, lorsque Kinshasa a été secouée par un violent braquage qui a semé la panique parmi les habitants et causé plusieurs blessés, ainsi que d’importants dégâts matériels. Les enquêtes ont rapidement permis d’identifier Prospère Ndjeka comme l’un des membres clés de la bande armée ayant mené l’opération. Selon les enquêteurs, il agissait en groupe structuré, équipé d’armes de guerre, et aurait joué un rôle central dans l’assaut.
Arrêté quelques heures après les faits, Ndjeka a été retrouvé en possession d’une arme de type Ouzi, un pistolet mitrailleur israélien, détenue sans autorisation légale. Cet élément a constitué une circonstance aggravante déterminante dans la sévérité du jugement.
Bien que la peine de mort reste inscrite dans le code pénal militaire congolais, elle est rarement exécutée en pratique. Ce verdict illustre néanmoins la volonté des autorités judiciaires de sévir face à la recrudescence des actes de grand banditisme dans la capitale.
Gilbert N.