Diplomatie RDC: Soutien au plan de Trump pour le Proche-Orient, Tshisekedi en désaccord avec l’UA

RDC: Soutien au plan de Trump pour le Proche-Orient, Tshisekedi en désaccord avec l’UA

La Rédaction
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2 mars 2020 à 20h00
RDC: Soutien au plan de Trump pour le Proche-Orient, Tshisekedi en désaccord avec l’UA
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Dans son mot à l’occasion du forum AIPAC ce dimanche 01 Mars à Washington aux USA, le président Tshisekedi a dit soutenir le plan de paix du Président Trump pour résoudre le conflit en Israël et Palestine.

Nous remercions, du haut de ce forum, les Etats-Unis d’Amérique, qui a toujours été une bénédiction pour Israël. À cet égard, nous soutenons le plan du président Donald Trump, en faveur du retour à une paix durable et la coexistence pacifique entre les deux Etats, Israël et la Palestine”, a dit le président de la République.

Félix Tshisekedi a officiellement été désigné par ses pairs comme 1er vice-président de l’Union africaine. Or, les chefs d’Etat africains réunis le 9 février 2020 à l’occasion du sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie, ont rejeté le projet du président américain Donald Trump pour mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Ils ont estimé estimant que ce plan représente « une énième violation des multiples résolutions » des Nations unies et de l’UA.

Le nouveau président de l’UA, le chef de l’Etat sud-africain Cyril Ramaphosa, a même comparé le plan américain au régime d’apartheid. « Cela m’a rappelé la terrible histoire que nous avons traversée en Afrique du Sud« , a déclaré M. Ramaphosa, qui a succédé dimanche à la tête de l’organisation au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

« La cause palestinienne sera toujours dans les coeurs et dans les esprits du peuple d’Afrique« , a déclaré M. Sissi à l’ouverture du sommet de l’UA à Addis Abeba.

Il sied de noter que depuis son accession à la présidence en RDC, Félix Tshisekedi a noué un partenariat privilégié avec l’administration Trump, alliée traditionnelle du régime Israëlien. Notons par ailleurs que le plan du président Donald Trump pour un règlement du conflit israélo-palestinien, dévoilé le 28 janvier, a été fustigé par les Palestiniens, qui accusent Washington d’avoir accouché d’un projet trop favorable à l’Etat hébreu.

Ce plan promet à Israël la souveraineté totale sur Jérusalem, y compris Jérusalem-Est occupé et annexé, ainsi que sur une grande partie de la Cisjordanie, également occupée par l’État hébreu depuis 1967, dont la vallée du Jourdain, qui deviendrait ainsi sa nouvelle frontière orientale.

Le projet, qui prévoit aussi la création d’un Etat palestinien démilitarisé sur seulement une partie de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza, est une « énième violation des multiples résolutions des Nations unies et de l’Union africaine », a soutenu le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki. M. Faki a fustigé un plan a été « élaboré en dehors de toute consultation internationale ».

Selon l’Orient le Jour, le président palestinien Mahmoud Abbas, régulièrement invité aux sommets de l’UA, ne s’est pas déplacé à Addis Abeba dimanche, quelques jour avant une visite prévue à l’ONU dans l’espoir d’y contrer le plan de M. Trump.

M. Abbas était toutefois représenté par son Premier ministre Mohammad Chtayyeh, qui avait dénoncé un « plan unilatéral » et « sans légitimité », note le magazine l’Orient, le Jour.

Thierry Mfundu

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