Politique Répression meurtrière des manifestants à Goma : la Monusco regrette la mort de civils
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Répression meurtrière des manifestants à Goma : la Monusco regrette la mort de civils

Répression meurtrière des manifestants à Goma : la Monusco regrette la mort de civils
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 1 SEPTEMBRE 2023 - 10:45 WAT · 2 min de lecture

Dans un communiqué publié dans la soirée du jeudi 31 août, la Représente spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et Cheffe de la Monusco, Bintou Keita a regretté, la mort des civils survenue lors des manifestations violentes à Goma (Nord-Kivu).

Cette manifestation interdite par les autorités et réprimée violemment par les forces armées congolaises (FARDC) était organisée par une secte dénommée « Wazalendo» ou « Uzalendo » pour protester contre la Mission de l’organisation des Nations-Unies en République démocratique du Congo, les forces de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et les ONGs internationales.

Bintou Keita dit regretter « profondément » que cette manifestation interdite par les autorités de la province du Nord-Kivu ait occasionné la mort de plusieurs civils, policiers et membres des forces armées congolaises ainsi que plusieurs blessés.

Le bilan de cette répression armée a été revu à la hausse par le gouvernement congolais. Il fait état de 43 personnes décédées, 56 blessées et de 158 autres interpellées. Cependant, la société civile parle d’une cinquantaine.

« La MONUSCO demeure préoccupée par les menaces de violence proférées avant la manifestation et rappelle l’importance de la résolution pacifique des différends et des conflits à travers un dialogue inclusif », ajoute le communiqué de la Mission onusienne.

Cette répression militaire est condamnée par plusieurs organisations non gouvernementales internationales, la société civile mais aussi par plusieurs personnalités politiques du pays.

David Mukendi

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