Politique Répression meurtrière des manifestants à Goma: le gouvernement annonce l’ouverture d’un procès en flagrance pour juger les auteurs de la dérive
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Répression meurtrière des manifestants à Goma: le gouvernement annonce l’ouverture d’un procès en flagrance pour juger les auteurs de la dérive

Répression meurtrière des manifestants à Goma: le gouvernement annonce l’ouverture d’un procès en flagrance pour juger les auteurs de la dérive
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 1 SEPTEMBRE 2023 - 12:19 WAT · 2 min de lecture

Le gouvernement de la République démocratique du Congo est sorti du silence, 24 heures après une manifestation contre organisée dans la ville de Goma contre la MONUSCO, la Force régionale de l’EAC, ainsi que les ONGs internationales, et ayant causé au passage plusieurs morts, blessés et dégâts matériels.

Dans un communiqué rendu public dans la soirée de ce jeudi 31 août, le gouvernement congolais a expliqué avoir suivi avec attention et consternation les événements survenus un jour plus tôt et qui ont été lancés par les adeptes de la secte mystico-religieuse « Wazalendo », dirigée par Ephraïm Bisimwa.

« Dans cette quête, ils ont mené des actions qui ont porté atteinte à l’ordre public, et qui ont causé la mort par lapidation d’un élément de la police entraînant ainsi une intervention des forces de l’ordre pour restaurer la quiétude et la sérénité dans la ville », a indiqué ce document dont une copie est parvenue à POLITICO.CD.

La même source a fait savoir que le gouvernement soutient pleinement l’enquête ouverte auprès de l’auditorat militaire de garnison de Goma pour que « les responsabilités soient dégagées et que les coupables puissent répondre de leurs actes devant la justice ».

« Les services de sécurité sont formellement instruits à collaborer avec la justice militaire dans la collecte des éléments de preuve. Ceux qui ont été interpellés seront jugés en flagrance dans les prochaines heures. Aussi, rassure-t-il qu’aucune impunité ne saurait être tolérée », a-t-il renchéri.

Quelques heures après les émeutes ayant causé plusieurs dégâts à Goma, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avaient rapporté que ces manifestations étaient « préméditées par un groupe des bandits armés drogués et manipulés », se faisant passer pour les « Wazalendo » appartenant à une secte mystico-religieuse, dans l’objectif de semer le chaos dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Monge Junior Diama

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