Réseaux sociaux : Denise Tshisekedi appelle la jeunesse congolaise à un usage responsable
À l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, Denise Tshisekedi a appelé le 9 août la jeunesse à un usage responsable des réseaux sociaux, lors de l'événement « Du virtuel au réel ».
Réseaux sociaux : Denise Tshisekedi appelle la jeunesse congolaise à un usage responsable
AFP
À l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, la première dame est intervenue le 9 août devant les créateurs de contenus réunis pour l’événement « Du virtuel au réel ».
C’est une tribune numérique que la première dame a choisi d’investir. Le 9 août, à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, Denise Nyakeru Tshisekedi a pris la parole lors de la quatrième édition de « Du virtuel au réel », un rendez-vous de la jeunesse connectée organisé par des créateurs de contenus, placé cette année sous le thème « Jeunesse ya Bonne Qualité ». Elle-même dit y avoir été conviée par un message reçu sur les réseaux.
Son propos a porté sur le double visage des plateformes. « Chers jeunes, les réseaux sociaux ne sont plus de simples espaces de divertissement, ils sont devenus de puissants vecteurs d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat, de mobilisation et d’opportunités », a-t-elle déclaré, selon l’Agence congolaise de presse. La première dame a insisté sur la vérification de l’information : « La responsabilité numérique consiste à vérifier avant de partager, à rechercher le contexte avant de commenter, et à distinguer les faits des interprétations. »
Reprenant le thème de la rencontre, elle a proposé sa définition d’une jeunesse de qualité. « Une jeunesse de bonne qualité est celle qui ne se limite pas uniquement à mesurer son influence à travers le nombre d’abonnés, de vues ou de commentaires, mais également à l’impact positif qu’elle impulse dans son environnement », a-t-elle avancé, rappelant que « la liberté d’expression est précieuse, elle va de pair avec le respect, la vérité et la responsabilité ».
L’intervention a aussi eu un prolongement mémoriel. Denise Tshisekedi a invité les internautes à se mobiliser autour de la pétition pour la reconnaissance du génocide que la RDC dit avoir subi, tout en fixant les limites de l’exercice. « Une pétition ne se substitue ni à la justice, ni au travail des chercheurs, ni aux démarches diplomatiques internationales », a-t-elle précisé, reliant l’engagement en ligne à la cause du GENOCOST, commémoré chaque 2 août.
Épouse du chef de l’État et présidente d’une fondation active dans l’éducation des filles et l’autonomisation des femmes, la première dame s’est ainsi adressée à une audience qu’elle courtise rarement sur son propre terrain, celui des créateurs de contenus et de leurs communautés.
Santé : le SYNAMED suspend la grève des médecins, reprise annoncée le 10 août
Ebola en RDC : 4 209 cas confirmés et 1 916 décès au 7 août, l’INSP relève des « attentes répétées » de vaccin contre une souche qui n’en a aucun
