Diplomatie Scott Bessent : « Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et retirer ses troupes de l’est de la RDC »

Scott Bessent : « Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et retirer ses troupes de l’est de la RDC »

Le secrétaire américain au Trésor a commenté sur X les sanctions du 28 octobre 2026 contre le ministère rwandais de la Défense et Zigama. Il rattache la mesure à une promesse de Donald Trump et aux Accords de Washington, et formule deux exigences envers Kigali : cesser le soutien au M23 et retirer ses troupes. Un second volet du même jour vise des informaticiens nord-coréens.

Scott Bessent : « Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et retirer ses troupes de l’est de la RDC »
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 28 OCTOBRE 2026 - 16:57 WAT · 3 min de lecture

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a commenté sur son compte X les sanctions prises le 28 octobre 2026 par son département. Il adresse au Rwanda deux injonctions en une phrase.

« Aujourd’hui, les États-Unis tiennent la promesse du président Trump de demander des comptes au Rwanda sur ses engagements au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité. Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et retirer ses troupes de l’est de la RDC », a écrit Scott Bessent.

La déclaration accompagne la désignation du ministère rwandais de la Défense et de Zigama Credit and Savings Society, l’institution financière des services de sécurité rwandais, pour leur appui au Mouvement du 23 mars et à l’Alliance Fleuve Congo.

Deux exigences, et un engagement présidentiel invoqué

Le secrétaire au Trésor ne pose pas la mesure comme une sanction de plus. Il la rattache à une promesse du président Donald Trump et aux engagements souscrits par Kigali dans les Accords de Washington pour la paix et la prospérité, signés par les chefs d’État congolais et rwandais le 4 décembre 2025.

Les deux exigences qu’il formule sont celles que Washington répète depuis des mois : la fin du soutien au M23 et le retrait des troupes rwandaises. Devant le Conseil de sécurité, le 14 octobre, l’ambassadeur Jeffrey A. Bartos sommait Kinshasa et Kigali d’honorer ces accords « pleinement et sans délai ».

La formulation vaut d’être relevée : elle attribue au Rwanda, et non à une rébellion congolaise, la responsabilité de troupes présentes sur le territoire congolais. C’est la ligne suivie par le Trésor depuis la désignation des Forces rwandaises de défense, le 2 mars 2026.

Le second volet du même jour : les informaticiens nord-coréens

L’action de l’OFAC du 28 octobre ne portait pas seulement sur la RDC. Elle s’intitule « North Korea Designations ; Democratic Republic of the Congo-related Designations » et comporte un second volet, visant l’exploitation d’entreprises américaines par des informaticiens nord-coréens installés à l’étranger.

« Le régime nord-coréen continue de cibler et d’exploiter des entreprises américaines au moyen d’activités frauduleuses conduites par ses agents informatiques à l’étranger, qui transforment des données sensibles en arme et extorquent aux entreprises des paiements importants. Sous la direction du président Trump, le Trésor continuera d’user de tous les moyens disponibles pour protéger les entreprises américaines de ces activités malveillantes et pour que les responsables répondent de leurs actes », indique la déclaration relative à ce second volet.

Les deux volets relèvent de programmes de sanctions distincts et n’ont pas de lien entre eux, hormis la date. Les noms des individus et entités désignés au titre du volet nord-coréen, ainsi que les montants en cause, n’étaient pas accessibles sur les supports publics du Trésor à l’heure de publication.

Rédaction

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B
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