En continu Sit-in de l’opposition à Kinshasa : le gouvernement condamne les incidents

Sit-in de l’opposition à Kinshasa : le gouvernement condamne les incidents

Sit-in de l’opposition à Kinshasa : le gouvernement condamne les incidents
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 JUIN 2026 - 14:14 WAT · 3 min de lecture

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a condamné les incidents survenus lors de la manifestation organisée ce vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa par certaines formations politiques de l’opposition regroupées au sein du C64.

Dans un communiqué officiel daté de ce samedi 13 juin, l’exécutif national indique que plusieurs blessés ont été enregistrés parmi les manifestants ainsi que dans les rangs des forces de l’ordre. D’importants dégâts matériels ont également été signalés, notamment l’incendie de plusieurs véhicules et la dégradation de biens publics et privés.

« Le Gouvernement appelle l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et de la société civile à faire preuve de retenue et de responsabilité. Il réaffirme son attachement à la concertation à travers les mécanismes légaux, institutionnels et républicains», souligne le communiqué.

Face à cette situation, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux s’est rendu auprès des responsables des partis politiques concernés afin d’échanger sur les circonstances des incidents et d’en évaluer les conséquences.

Le gouvernement a réaffirmé son attachement aux libertés publiques garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression, de réunion et le droit de manifester pacifiquement. Il a toutefois rappelé que l’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des lois de la République, de l’ordre public ainsi que de la sécurité des personnes et des biens.

Afin de faire toute la lumière sur les événements survenus au cours de cette manifestation, les services compétents ont été instruits de mener les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi.

De son côté, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a rejeté les accusations de violences attribuées aux forces de l’ordre lors de la dispersion de la manifestation au Palais du Peuple. Après une descente sur le terrain, elle a soutenu que les images de blessés et de sang relayées sur les réseaux sociaux relevaient d’une « mise en scène orchestrée par l’opposition », affirmant que du sang d’animaux immolés aurait été utilisé pour alimenter ces publications.

Ces déclarations contrastent toutefois avec les conclusions du Forum des Droits Humains. Dans un communiqué publié le même jour, cette organisation affirme que ses observateurs ont documenté la mort de deux militants, plusieurs arrestations ainsi que des actes de violence visant certains leaders de l’opposition.

Silas MUNGINDA

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