Sortie de la liste grise du GAFI : « Un signal fort des progrès réalisés », selon Patrick Muyaya
Patrick Muyaya salue la sortie de la RDC de la liste grise du GAFI, qu’il présente comme une reconnaissance des réformes engagées. Le porte-parole du gouvernement réaffirme la volonté de l’exécutif de poursuivre la lutte contre les pratiques financières illicites.
Sortie de la liste grise du GAFI : « Un signal fort des progrès réalisés », selon Patrick Muyaya
AFP
Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le ministre de la Communication et Médias a estimé que cette décision témoignait des avancées du pays, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de campagne de dénigrement. « Contrairement à la propagande orchestrée contre la Nation, cette décision du GAFI est un signal fort des progrès réalisés et un encouragement pour la consolidation des acquis », a déclaré Patrick Muyaya Katembwe.
Le porte-parole du gouvernement y voit également une reconnaissance de l’engagement des autorités à assainir les pratiques financières. « Il n’y a pas meilleure preuve de notre engagement à lutter contre le blanchiment des capitaux et la corruption », a-t-il soutenu.
Le gouvernement promet de poursuivre ses efforts
Patrick Muyaya a réaffirmé la détermination de l’exécutif à poursuivre les réformes, malgré les critiques. « Aucune campagne malsaine ne pourra perturber notre engagement continu pour la gestion rigoureuse de nos ressources », a-t-il insisté.
La sortie de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière a été officiellement annoncée le vendredi 30 octobre 2026, à l’issue de la réunion plénière de l’organisation tenue à Paris, en France. Cette décision intervient quatre ans après l’inscription du pays sur cette liste, en octobre 2022.
La RDC faisait depuis l’objet d’une surveillance renforcée en raison des insuffisances relevées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération des armes de destruction massive.
Un plan d’action de 23 mesures
Pour remédier à ces faiblesses, les autorités congolaises ont mis en œuvre un plan d’action comprenant 23 mesures. Celui-ci a notamment porté sur l’évaluation nationale des risques financiers, le renforcement de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), l’amélioration de la supervision des secteurs à risque et le renforcement des capacités des autorités judiciaires et des services d’enquête.
Le GAFI a salué les progrès significatifs accomplis par la RDC, notamment dans l’application des sanctions financières ciblées et le renforcement du dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites.
Christian T. ÉZÉCHIEL